Bruxelles, 20/01/2016 (Agence Europe) - Presque tous les groupes politiques du Parlement européen ont arrêté, mercredi 20 janvier, la liste des 45 députés et 45 suppléants qui prendront part à la commission d'enquête sur le scandale du groupe automobile Volkswagen, a constaté EUROPE. La composition définitive sera arrêtée jeudi 21 janvier durant la séance plénière à Strasbourg.
Le PPE (14 députés et 14 suppléants) et le S&D (12 députés et 12 suppléants) ont dû trouver un double équilibre lors de l'élaboration en interne des listes. D'une part, il a fallu équilibrer le poids des différentes délégations nationales. D'autre part, il a été nécessaire de déterminer l'implication de plusieurs commissions parlementaires, en particulier des commissions de l'industrie, de la recherche et de l'énergie (ITRE), de l'environnement, de la santé publique et sécurité alimentaire (ENVI) et du marché intérieur et protection des consommateurs (IMCO).
Sur la question de la représentativité des délégations nationales, il était de la plus haute importance pour le PPE que des eurodéputés allemands, français, espagnols et italiens participent à cette commission d'enquête, de par le poids de l'industrie automobile dans leur État membre d'origine, en plus du poids démographique de ces derniers, a affirmé une source proche du dossier. Bien que le PPE ait voté contre la mise en place d'une telle commission d'enquête, le groupe compte faire maintenant de « l'entrisme », de l'aveu même d'une source interne, en plaçant ses députés afin d'avoir le plus d'influence possible.
La présidence de la commission et le rapporteur sont les deux postes actuellement disputés entre les deux principaux groupes. Aucune décision n'a été arrêtée à l'heure où nous mettions sous presse.
Parmi les députés avancés par le PPE, citons Wim van de Camp (néerlandais, TRAN), qui a notamment été rapporteur sur le bilan à mi-parcours du Livre blanc sur le transport, et Françoise Grossetête (française, ENVI), qui s'était exprimée contre la création de cette commission d'enquête. Mme Grossetête s'était d'ailleurs aussi opposée à l'objection sur les émissions des véhicules particuliers, un dossier qui divise particulièrement le PE (EUROPE 11471). Pablo Zalba Bidegain (espagnol, ECON), Ivan Stefanec (slovaque, IMCO), Sven Schulze (allemand, EMPL), Jens Gieseke (allemand, ENVI), Franck Proust (français, INTA), Roza Gräfin von Thun und Hohenstein (polonaise, IMCO), Marian-Jean Marinescu (roumain, TRAN), Massimiliano Salini (italien, TRAN), Ivo Belet (belge, ENVI), Claudia Monteiro de Aguiar (portugaise, TRAN), Krisjanis Karins (letton, ITRE) et Ildiko Gall-Pelcz (hongroise, vice-présidence du PE, IMCO) représenteront les couleurs du groupe.
Les sociaux-démocrates devraient être représentés par Ismail Ertug (allemand, TRAN), très actif sur la relance du projet de la commission et partisan de l'objection sur les émissions, par Kathleen van Brempt (belge, ITRE), Miriam Dalli (maltaise, ENVI), Seb Dance (britannique, ENVI), Christine Revault D'allonnes Bonnefoy (française, TRAN), Nikos Androulakis (grec, AFET), José Blanco Lopez (espagnol, ITRE), Karin Kadenbach (autrichienne, ENVI), Massimo Paolucci (italien, ENVI), Christel Schaldemose (danoise, IMCO), Olga Sehnalova (tchèque, IMCO) et Carlos Zorrinho (portugais, ITRE).
Les libéraux ont placé les coordinateurs Fredrick Federley (suédois, ITRE), Dita Charanzova (tchèque, IMCO), Gerban-Jan Gerbrandy (néerlandais, ENVI) et Dominique Riquet (français), vice-président de la commission TRAN.
Du côté des Verts, initiateurs malheureux dans un premier temps du projet (EUROPE 11419), nous devrions retrouver sans surprise Karima Delli (française, TRAN), Bas Eickhout (néerlandais, ENVI), mais aussi la coprésidente du groupe, Rebecca Harms (allemande).
La gauche radicale s'est, pour sa part, décidée pour Katerina Konecna (tchèque, ENVI), Neoklis Sylikiotis (chypriote, ITRE) et Merja Kyllönen (finlandaise, TRAN).
Du côté de l'ENL, qui récupère 2 sièges au sein de cette commission, seul Jean-François Jalkh (français, ENVI) a été confirmé pour l'instant.
À l'heure où ces lignes ont été rédigées, les autres groupes n'avaient pas encore arrêté de liste définitive ou pas souhaité les communiquer. (Pascal Hansens)