Bruxelles, 18/01/2016 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères européens ont exhorté, lundi 18 janvier, le Conseil présidentiel libyen à former un gouvernement d'entente nationale, après le report de 48 heures, par cette instance, de la date limite à cet effet, prévue initialement pour le 17 janvier.
« L'UE prie instamment le Conseil présidentiel de former le gouvernement d'entente nationale, qui doit être approuvé par la Chambre des représentants, comme prévu dans l'accord politique libyen », ont souligné les ministres dans les conclusions qu'ils ont adoptées sans discussion. Ils ont réaffirmé l'engagement de l'UE et des États membres à soutenir la Libye et à accompagner la mise en oeuvre intégrale de l'accord, « en travaillant en étroite collaboration avec le gouvernement une fois qu'il aura été formé ».
Les ministres ont une nouvelle fois encouragé toutes les parties en Libye à entériner l'accord et à participer au processus. « Ceux qui entravent la mise en oeuvre de l'accord politique devraient être tenus pour responsables », ont-ils ajouté. Le Conseil a demandé à toutes les institutions libyennes, y compris financières et économiques, d'accepter l'autorité du gouvernement d'entente nationale. Pour lui, les attaques terroristes récentes à Zliten et contre les installations pétrolières, les tentatives visant à perturber la stabilisation du pays, tout comme la présence croissante de Daesh et d'autres groupes extrémistes soulignent la nécessité « urgente » de mettre en oeuvre l'accord politique et, en particulier, la formation du gouvernement prévue dans cet accord. « L'UE est prête à soutenir la Libye dans la lutte contre l'extrémisme violent », ont ajouté les ministres.
Les ministres ont aussi salué la décision de créer un Comité de sécurité temporaire pour faciliter la mise en oeuvre des arrangements de sécurité énoncés dans l'accord politique, appelant tous les acteurs à soutenir et à collaborer avec le Comité. Il est nécessaire de finaliser de manière urgente les arrangements de sécurité pour Tripoli, a ajouté le Conseil. Selon les ministres, l'UE est prête à envisager un soutien aux autorités libyennes, à leur demande, dans la réforme du secteur de la sécurité, notamment via la formation et le conseil. (Camille-Cerise Gessant)