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Bulletin Quotidien Europe N° 11469
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) commerce

Mme Malmström présente son agenda pour 2016

Bruxelles, 15/01/2016 (Agence Europe) - L'agenda multilatéral post-Nairobi à l'OMC, les pourparlers TTIP avec les États-Unis et les négociations bilatérales en cours ou à venir avec des pays de la zone Asie-Pacifique, et le débat sur la politique commerciale de l'UE sont au centre de l'ordre du jour de la Commission dans le domaine commercial en 2016, a indiqué la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, lors du sommet économique mondial de Berlin, jeudi 14 janvier.

L'UE a fini l'année 2015 sur une note positive avec la conclusion, début décembre, des négociations pour son premier accord de libre-échange avec une économie émergente, le Vietnam (EUROPE 11444) ; mais aussi la conclusion, lors de la conférence ministérielle OMC de Nairobi, fin décembre, de l'accord sur la révision de l'accord plurilatéral à l'OMC sur les technologies de l'information (EUROPE 11455) et de l'accord multilatéral (dans le cadre du round de Doha) sur l'élimination des subventions aux exportations agricoles et les nouvelles disciplines sur des formes de soutien équivalentes (EUROPE 11458), a-t-elle rappelé.

En sus de son agenda au plan multilatéral (qui prévoit d'aborder de nouvelles questions à l'OMC non discutées dans le cadre du round de Doha), l'UE va travailler sur un nouvel agenda au plan bilatéral, incluant la modernisation de ses trois plus anciens accords de libre-échange (avec la Turquie, le Mexique et le Chili), les travaux préparatoires à l'ouverture de négociations de libre-échange dans la zone Asie-Pacifique (Australie, Nouvelle-Zélande, Philippines et Indonésie), la mise à jour de son accord avec la Corée du Sud (pour inclure l'investissement) et l'examen de la faisabilité d'accords d'investissement avec Hong Kong et Taïwan.

L'UE va aussi poursuivre ses travaux en cours, dont les négociations TTIP avec les États-Unis, qui donneront lieu à un premier échange d'offres sur les marchés publics, début 2016. « L'UE est prête à conclure sous l'administration Obama. Nous avons les ressources politiques et humaines pour le faire. Mais les États-Unis doivent être prêts à s'engager pour obtenir un résultat », a souligné Mme Malmström.

Concernant l'accord de libre-échange avec le Canada, le CETA, qui fait actuellement l'objet d'un toilettage juridique (legal scrubbing), des « travaux d'ajustement » sont toujours en cours, y compris sur le « sujet sensible » de l'investissement. « Nous devons faire de manière adéquate et j'espère que nous pourrons y parvenir très rapidement », a indiqué la commissaire.

Les négociations vont se poursuivre avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), les deux parties travaillant toujours sur un échange d'offres sur l'accès au marché (incluant l'agriculture, les produits industriels, mais aussi les services et les marchés publics). « Nous travaillons actuellement à cette fin, ce qui nécessite beaucoup de préparation et de consultations internes », a-t-elle précisé.

Mme Malmström a aussi promis de poursuivre le labeur « très dur » pour un accord de libre-échange avec le Japon. « Nous allons continuer à faire des progrès cette année », a-t-elle assuré.

Les négociations pour un accord d'investissement avec la Chine se poursuivront aussi (voir autre nouvelle). « Un tel accord améliorerait les conditions pour les investisseurs de l'UE en Chine et assurerait un soutien aux efforts de réforme de la Chine », a-t-elle ajouté.

Enfin, Mme Malmström a promis un « débat intense » sur la politique commerciale de l'UE, dont elle défendra l'ouverture au libre-échange sur la base de trois « arguments »: la protection du système réglementaire et social de l'Europe et de ses normes élevées en matière d'environnement, de sécurité alimentaire, de santé et de services sociaux ; la réforme du système d'arbitrage pour la protection de l'investissement ; la transparence des négociations.

« Nous vivons dans une période agitée, où la peur et l'incertitude dominent dans nos politiques en général, incluant le débat sur le commerce. Il est toujours possible que la peur et l'incertitude nous amènent à prendre de mauvaises décisions. Et une mauvaise décision - le rejet d'une politique commerciale ouverte - serait désastreuse pour l'Europe », a conclu la libérale suédoise, soulignant que 30 millions de personnes dans l'UE, soit un septième de la population active, dépendent des exportations pour leur subsistance. Une part qui est appelée à croître à l'avenir, a-t-elle averti. (Emmanuel Hagry)

 

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