Bruxelles, 15/01/2016 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a rappelé vendredi 15 janvier, au nouveau président de la Confédération helvétique, Johann Schneider-Amman, que les « entretiens sont difficiles » entre les deux parties pour trouver une solution à la votation populaire de février 2014 sur la limitation de l'immigration de travail étrangère dont européenne en Suisse. « J'espère qu'ils finiront de façon heureuse », a-t-il commenté à ce sujet, lors d'un point presse, le même jour.
« La Suisse a besoin d'une solution cette année », a réagi, pour sa part, le président suisse, affirmant ne pas « avoir d'illusions » et qu'il sera difficile « d'arriver à une solution ». Johann Schneider-Amman succède à Mme Sommaruga qui avait eu plusieurs entretiens de haut niveau avec M. Juncker pour tenter de trouver un moyen d'appliquer cette limitation de l'immigration tout en ne violant pas l'accord avec l'UE de 2002 sur la libre circulation des travailleurs européens en Suisse. Un accord que la demande de quotas issue du référendum suisse de 2014 risque de mettre en péril, selon la Commission.
En mars, le Conseil fédéral suisse soumettra au Parlement un projet de loi concernant la mise en oeuvre de la nouvelle disposition constitutionnelle relative à l'immigration. Le projet, annoncé en décembre, mise sur « une solution mutuellement acceptable avec l'UE en vue d'une clause de sauvegarde qui respecte et la Constitution fédérale et l'accord sur la libre circulation des personnes ». En cas d'échec, le Conseil fédéral propose d'introduire une clause de sauvegarde unilatérale dans la loi fédérale sur les étrangers, solution que le président Juncker avait rejetée le 21 décembre. « Une clause de sauvegarde que la Suisse peut activer seule est exclue », avait alors déclaré M. Juncker. (EUROPE 11458). (Solenn Paulic).