Bruxelles, 29/10/2015 (Agence Europe) - Que le Parlement européen ait rejeté le projet de la Commission européenne visant à introduire dans l'UE l'utilisation « à la carte » des OGM légalement importés pour l'alimentation humaine et animale est une très bonne nouvelle pour Greenpeace.
L'ONG environnementale est convaincue que le projet de la Commission qui offrirait une possibilité de restrictions ou d'interdictions nationales à l'utilisation de ces OGM est un trompe-l'œil « parce qu'il n'aurait pas permis de protéger davantage les citoyens et l'environnement contre les risques liés aux cultures OGM ». Aussi a-t-elle aussitôt salué le vote de rejet intervenu mercredi 28 septembre à Strasbourg (EUROPE 11420).
« C'est un 'non' retentissant au projet de la Commission de donner aux gouvernements de l'UE un droit illusoire de stopper, sur leur territoire, l'utilisation de denrées alimentaires et aliments pour animaux OGM », a déclaré Franzika Acherbetg, directrice au bureau européen de Greenpeace, spécialiste de la politique alimentaire de l'UE.
Rappelant que la Commission Juncker a promis de rendre la procédure d'autorisation des OGM plus démocratique, elle estime que la promesse est loin d'avoir été tenue. « La Commission Juncker est bien loin d'avoir proposé une réforme des règles d'autorisation, puisqu'elle a conservé, pour elle-même, des droits disproportionnés d'approuver la culture d'OGM sur la base d'une évaluation des risques incomplète et en dépit de l'opposition très importante, dans l'opinion publique et au sein des États membres », précise Franziska Achterberg. (Aminata Niang)