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Bulletin Quotidien Europe N° 11417
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) Économie

Luxembourg et Paris prônent la souplesse du Pacte de stabilité face au défi migratoire

Bruxelles, 23/10/2015 (Agence Europe) - Il convient de faire usage de la flexibilité du Pacte de stabilité et de croissance afin de soutenir les pays faisant face à une arrivée massive de réfugiés, estiment le Luxembourg et la France, rejoignant ainsi l'Autriche et l'Italie.

« S'il est vrai que la migration est un défi à moyen et long terme, l'ampleur des flux migratoires et l'explosion des besoins en matière d'accueil des réfugiés nécessitent une prise en compte spécifique et ciblée des conséquences de la crise actuelle pour les finances publiques », estiment le Premier ministre, Xavier Bettel, et le ministre des Finances, Pierre Gramegna, du Luxembourg, dans une lettre du 8 octobre adressée aux présidents du Conseil européen, Donald Tusk, et de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Ils ont espéré obtenir « une réponse rapide » de la Commission qui s'est engagée, selon eux, à examiner cette question sous l'angle des flexibilités du Pacte. Lors du dernier Ecofin, le commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, s'était montré plus prudent devant la presse (EUROPE 11404).

La France n'est pas non plus insensible à de tels arguments. À l'issue d'une rencontre mercredi 21 octobre avec François Hollande, le président du groupe S&D au Parlement européen, Gianni Pittella, a indiqué que le président français s'était montré « positif et ouvert aux nécessaires assouplissements », dans un communiqué. « J'ai indiqué au président français que les socialistes et démocrates souhaitent une application souple des règles budgétaires européennes pour les pays exposés de plein fouet à l'afflux de réfugiés. Les dépenses liées à l'accueil des réfugiés ne doivent pas être prises en compte dans le calcul des déficits publics dans les budgets pour 2016 », a argumenté le social-démocrate italien. (Mathieu Bion)

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