Bruxelles, 23/10/2015 (Agence Europe) - Les travaux lancés par la Commission européenne afin de définir les critères d'identification des perturbateurs endocriniens dans le cadre des règlements communautaires sur les pesticides et les biocides soulèvent des préoccupations à l'OMC.
Lors de la dernière réunion du comité de l'OMC sur les mesures sanitaires et phytosanitaires, du 14 au 16 octobre, de nombreux pays membres ont dit redouter que l'application par l'UE de critères stricts pour identifier les perturbateurs endocriniens (substances chimiques pouvant interférer avec le système hormonal humain) aboutisse à l'interdiction d'exportation de produits agricoles sur le marché européen.
Tout en affirmant leur soutien à sa politique pour la protection de la santé et de l'environnement, l'Argentine et les États-Unis ont estimé que l'approche de l'UE pour l'identification des perturbateurs endocriniens pourrait avoir des conséquences préjudiciables pour le commerce. Une inquiétude partagée par nombre de pays membres (le Brésil, le Burkina Faso, le Canada, le Chili, la Chine, la Colombie, l'Égypte, l'Inde, la Jamaïque, le Kenya, Madagascar, la Malaisie, le Mexique, le Nigéria, le Paraguay, la République dominicaine, le Sénégal, le Sierra Leone et le Vietnam).
L'UE a indiqué avoir remis à l'OMC un rapport sur la consultation publique menée en Europe à ce sujet (EUROPE 11366) et qu'elle tiendrait le comité informé des développements futurs. (Emmanuel Hagry)