Bruxelles, 23/10/2015 (Agence Europe) - La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a souligné, jeudi 22 octobre, qu'il était nécessaire que les dirigeants explorent ensemble les moyens pour arrêter la violence, soulignant que le conflit se concentrait sur les lieux saints et risquait ainsi d'avoir des conséquences à l'échelle mondiale.
Selon Mme Mogherini, il faut « explorer ensemble les moyens pour arrêter la violence, calmer la situation, faire preuve de leadership et de retenue, également concernant la rhétorique ». « J'ai souligné la nécessité de le faire, non seulement pour le bien des peuples de la région, sur le terrain, mais aussi compte tenu de la responsabilité régionale et mondiale que les deux dirigeants ont, en raison du fait que le conflit se concentre sur les lieux saints », a-t-elle expliqué à l'issue de plusieurs rencontres sur le conflit au Proche-Orient, dont une réunion avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
« Cela risque d'enflammer la situation au niveau régional et, même, potentiellement à l'échelle mondiale. À chaque fois qu'un conflit se chevauche avec la dimension régionale, avec une dimension identitaire, cela se transforme très facilement en quelque chose de très dangereux pour la communauté internationale en tant que telle », a-t-elle rappelé. « Cela signifie que montrer du leadership et agir avec un certain degré de retenue est non seulement une responsabilité que les deux dirigeants ont pour leur propre peuple, mais aussi face aux communautés régionales et internationales », a ajouté Mme Mogherini, qui a rappelé le statu quo des lieux saints.
Le message semble avoir été entendu par Israël. Pour la première fois depuis plusieurs semaines, Israël a permis, vendredi 23 octobre, à tous les fidèles palestiniens sans restriction d'âge de se rendre sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem pour prier.
Mme Mogherini a aussi expliqué qu'en même temps que des moyens concrets sont cherchés pour désamorcer la situation, il fallait donner des perspectives sur le processus politique. « Il n'y a pas de première phase et de deuxième phase, les deux doivent aller ensemble encore plus maintenant qu'avant. Sans un horizon politique, la situation ne va pas se calmer », a-t-elle souligné. (Camille-Cerise Gessant)