Bruxelles, 12/10/2015 (Agence Europe) - Participant à la réunion plénière des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du FMI à Lima (Pérou), jeudi 8 octobre, le président de la Banque européenne d'investissement (BEI), Werner Hoyer, a affirmé « la nécessité d'accroître le soutien aux investissements pour financer la transition économique et sociale au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ».
M. Hoyer est aussi président du groupement des institutions financières internationales (IFI) engagées dans le 'Partenariat de Deauville'. Ce partenariat est une initiative multilatérale lancée en mai 2011 lors du sommet du G8 dans cette ville française. L'objectif est de soutenir les pays en transition suite au 'printemps arabe'. Ces pays ont souligné, à maintes reprises, que l'engagement pris n'a pas été suivi d'effet.
Pour M. Hoyer, le temps est venu de procéder à « l'intensification des investissements dans les infrastructures et la création d'emplois » dans les deux zones géographiques cibles. Selon lui, les institutions financières internationales, y compris la BEI, pourraient viser « l'atténuation de l'impact économique des conflits violents, le déblocage des ressources supplémentaires pour soutenir la croissance économique et une coordination accrue pour assurer un engagement plus efficace ». Et d'observer que « les pays de la région sont confrontés à d'énormes pressions supplémentaires, y compris la nécessité d'offrir l'hospitalité aux réfugiés fuyant la peur et la violence ».
Le Partenariat de Deauville rassemble les ministres des Finances représentant les pays membres du G7 et des pays en transition (Égypte, Tunisie, Maroc, Jordanie, Libye et Yémen). La plate-forme IFI regroupée au sein de ce partenariat comprend la Banque africaine de développement, le Fonds arabe pour le développement économique et social, le Fonds monétaire arabe, la BEI, la BERD, la Société financière internationale, le FMI, la Banque islamique de développement, le Fonds de l'OPEP pour le développement international et la Banque mondiale.
La BEI a fourni au cours des cinq dernières années plus de 22 milliards d'euros pour des investissements dans l'énergie, l'eau, les hôpitaux, le développement urbain et les projets du secteur privé en Turquie, Moyen-Orient et Afrique du Nord. (Fathi B'Chir)