Bruxelles, 30/09/2015 (Agence Europe) - C'est à un plaidoyer pour le multilatéralisme comme seule solution pour relever les défis mondiaux que s'est livré Donald Tusk, président permanent du Conseil européen, devant l'Assemblée générale de l'ONU, mardi 29 septembre à New York.
La lutte contre le réchauffement climatique fait partie de ces défis et, à deux mois de la conférence de Paris (COP 21, 30 novembre - 11 décembre), il a donné à la communauté internationale des gages de l'engagement de l'UE à emprunter cette voie.
« Quiconque veut contribuer à l'éradication de la pauvreté, soutenir les missions de maintien de la paix, résoudre la crise migratoire et s'attaquer aux causes et aux effets du changement climatique peut compter sur nous », a-t-il déclaré.
Une victoire collective, pas de ferveur idéologique. Pour autant, si l'UE fait la course en tête en termes d'offre de contribution (INDC), elle ne fera pas cavalier seul, a-t-il prévenu. Pour la conférence de Paris où doit être conclu un accord mondial juridiquement contraignant pour l'après-2020, c'est à une victoire collective qu'il a appelé.
« Avec un engagement de réduire le CO2 de 40% à l'horizon 2030 par rapport à 1990, l'Europe demeure leader dans ce processus. Mais lutter contre le réchauffement mondial n'est pas une compétition sportive. La victoire est possible si chacun avance dans la même direction, au même pas. C'est pourquoi je vous invite tous à prendre part à cet effort commun. Sans accord mondial, les efforts isolés de l'Europe seront impraticables. Ce qui importe pour l'Europe, ce sont les effets pratiques, non la ferveur idéologique ».
L'INDC de l'UE, telle que soumise à l'ONU, porte sur une réduction d'au moins 40% des émissions de six gaz à effet de serre à l'horizon 2030 par rapport à 1990. Le Brésil a annoncé une réduction de 37% de ses émissions en 2025 par rapport à 2005 et de 43% à l'horizon 2030. La Chine s'est engagée à atteindre le pic de ses émissions autour de 2030 et les États-Unis à les réduire de 26%-28% d'ici à 2025 par rapport à 2005. Le Rwanda était, le 30 septembre en fin d'après-midi, le 125ème pays à avoir soumis son INDC. L'engagement de l'Inde est attendu pour le 1er octobre. (Aminata Niang)