Bruxelles, 18/09/2015 (Agence Europe) - L'UE a réaffirmé, lors de la conférence générale de l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), du 14 au 18 septembre à Vienne, son engagement aux côtés de l'AIEA pour s'assurer d'un élan « maintenu et soutenu » pour améliorer la sûreté nucléaire au plan mondial, a résumé la Commission européenne, dans un communiqué du mercredi 16 septembre.
Depuis l'accident de Fukushima au Japon en 2011, la sûreté nucléaire s'est renforcée en Europe, où une directive révisée sur la sûreté nucléaire a été adoptée en juillet 2014 et doit être transposée en droit national par les États membres d'ici août 2017, fait valoir l'exécutif européen, qui promet de remettre « bientôt » son rapport d'évaluation de la mise en oeuvre de la directive initiale de 2009.
En outre, la Commission a conduit l'exercice des tests de résistance (stress tests) des installations nucléaires dans les pays membres de l'UE qui hébergent des centrales. Cet exercice a permis d'identifier les lacunes en matière de sûreté nucléaire et d'émettre des recommandations pour des mesures actuellement mises en oeuvre. Un atelier pour examiner les plans d'action nationaux et échanger les bonnes pratiques en matière de sûreté a été organisé conjointement par la Commission et les régulateurs européens en avril 2015.
Pendant ce temps, la coopération entre l'UE et l'AIEA sur les questions nucléaires s'est renforcée: les deux organisations travaillent en étroite collaboration pour atteindre des objectifs communs en matière de sûreté et de sécurité nucléaire, de sécurité d'approvisionnement, de recherche nucléaire, et de préparation et de réponses aux situations d'urgence, assure la Commission.
Au nom de l'UE, l'exécutif européen a participé aux négociations visant à modifier la convention de l'AIEA sur la sûreté nucléaire. Devant la conférence de l'AIEA le 16 septembre, la Commission a invité toutes les parties contractantes à mettre en oeuvre la déclaration adoptée lors d'une conférence diplomatique de l'AIEA en février dernier et qui énonce les principes et les mécanismes de mise en oeuvre pour améliorer et renforcer la sûreté des centrales nucléaires.
Enfin, la Commission rappelle que l'UE oeuvre aussi en faveur de la sûreté nucléaire au-delà de ses frontières, puisque les 'stress tests' ont été étendus aux pays voisins qui exploitent des centrales nucléaires ou prévoient de le faire. Le budget de l'UE contribue aussi à la sûreté nucléaire hors de l'UE, notamment à l'ancienne centrale de Tchernobyl, en Ukraine, au soutien réglementaire pour l'extraction d'uranium en Afrique et à la protection environnementale post-extraction des mines d'uranium en Asie centrale. (Emmanuel Hagry)