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Bulletin Quotidien Europe N° 11392
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

L'issue du scrutin législatif du 20/09 est incertaine

Bruxelles, 18/09/2015 (Agence Europe) - L'issue du scrutin législatif, qui se tient dimanche 20 septembre en Grèce, demeurait incertain, vendredi 18 septembre, les sondages donnant tantôt Syriza en tête, tantôt la Nouvelle démocratie. Du côté de la zone euro, on attend les élections avec sérénité.

« Si l'un ou l'autre gagne les élections, c'est une garantie que les réformes continueront », a dit le ministre letton des Finances, Janis Reirs, dans une interview à Bloomberg. « Il y a une question: est-ce qu'Alexis Tsipras (le Premier ministre sortant, NDLR) a été capable de créer une équipe qui est pour les réformes ? C'est la seule inconnue. Si l'autre camp gagne, il est clair qu'ils continueront les réformes », a poursuivi M. Reirs.

Le chef de la Nouvelle Démocratie, principal adversaire de Syriza, Evangelos Meimarakis, a déclaré vendredi qu'il était « grand temps d'en finir avec l'incompétence ». « L'expérience Syriza touche à sa fin dimanche », a-t-il estimé. M. Meimarakis voudrait toutefois « former une équipe nationale avec tous ceux qui veulent y participer ». « Ceux x qui ne veulent pas n'auront qu'à tracer leur voie à l'écart », a-t-il poursuivi.

« Syriza sera sûrement le premier parti politique dans notre pays et je crois que la majorité absolue est un objectif totalement atteignable. Même si nous l'obtenons, nous chercherons des partenaires pour gouverner. Si nous ne l'obtenons pas, nous aurons notre programme, notre plan et il y aura toujours des partis ou des députés qui ne voudront pas prendre le risque de nouvelles élections », a pour sa part expliqué Alexis Tsipras lors d'une interview à la chaîne Euronews, mardi 15 septembre.

Pour l'ancien ministre des Finances, Euclid Tsakalotos, la question de savoir si le protocole d'accord est économiquement réalisable dépendra de la réussite cumulée de trois facteurs au cours de quatre à cinq premiers mois: le succès de la 1ère mission de suivi des créanciers, la recapitalisation bancaire et la réduction de la dette.

Quant à la question de la dette, M. Tsipras a évoqué une « mini-restructuration » avec la réduction du coût des emprunts. Selon l'analyse de viabilité de la dette effectuée par les créanciers d'Athènes, la dette grecque resterait viable si les besoins bruts en financement ('gross financing needs') ne dépassent pas 15% du PIB sur une base annuelle (EUROPE 11357). C'est à la lumière de ce chiffre que devrait être regardée la viabilité de la dette, comme l'a récemment confirmé la chancelière allemande, Angela Merkel (EUROPE 11378). (Elodie Lamer)

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