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Bulletin Quotidien Europe N° 11341
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) arym

L'UE prône une action immédiate pour sortir de la crise sans brandir la menace de sanctions

Luxembourg, 23/06/2015 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires européennes ont appelé, mardi 23 juin, les partis politiques de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) à assumer leurs responsabilités et à prendre des mesures « immédiates » vers une solution durable à la crise politique, à s'engager dans un dialogue politique et à continuer les efforts pour restaurer la confiance dans les institutions.

Dans son projet final de conclusions, le Conseil précise attendre un rapport détaillé des mesures concrètes prises et prévues dans les prochains mois, lors du Conseil de stabilisation et d'association avec l'ARYM, qui devrait avoir lieu le 20 juillet.

Interrogé par EUROPE sur de possibles mesures que pourrait prendre l'UE si la situation ne s'améliorait pas, le ministre des Affaires étrangères letton, Edgars Rinkevics, a précisé que des étapes supplémentaires n'étaient pas envisagées « pour le moment ». « En ce moment, il n'y a pas de discussion sur des mesures, étapes que l'UE devrait prendre », a-t-il ajouté, rappelant le soutien du Conseil au travail de médiation du commissaire aux Négociations d'adhésion à l'UE, Johannes Hahn.

Les ministres considèrent que l'accord du 2 juin est un « premier pas significatif pour aborder le problème de la crise politique » et doit être « la base » pour les futures discussions. Le Conseil invite ainsi toutes les parties à honorer cet accord et à mettre en oeuvre toutes les recommandations de la Commission, en commençant par les réformes urgentes visant les « questions systémiques liées à l'État de droit qui ont été confirmées par la crise actuelle ou ont surgi de cette crise ». Les ministres citent les violations des droits fondamentaux, la liberté judiciaire, la liberté des médias, la corruption, les élections, la politisation des institutions d'état, ou encore les collusions entre l'appareil d'État et les partis politiques. « La mise en oeuvre de ces recommandations sera suivie de près par la Commission », préviennent les ministres.

Le Conseil met particulièrement en avant la question des élections, alors qu'un scrutin anticipé devrait avoir lieu en avril 2016. Une réforme électorale en ligne avec les recommandations de l'OSCE est « urgemment exigée », souligne-t-il. Elle devrait « contribuer à assurer des règles du jeu équitables avant les futures élections » dont la tenue sera une indication importante des progrès effectués.

Alors que la majorité et l'opposition s'accusent d'espionnage, de menaces, d'écoutes illégales ou encore de corruption, les ministres soulignent qu'il est « nécessaire d'assurer, aussi vite que possible, une enquête indépendante et approfondie sur (…) toute faute pénale, dans le plein respect des principes d'indépendance de la magistrature et de présomption d'innocence ». (Camille-Cerise Gessant)

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