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Bulletin Quotidien Europe N° 11340
Sommaire Publication complète Par article 14 / 30
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) burundi

L'UE brandit la menace de sanctions ciblées

Bruxelles, 22/06/2015 (Agence Europe) - Face à l'impasse politique et à la dégradation sécuritaire et économique au Burundi, l'UE, vivement préoccupée par l'impact de cette crise sur les civils et l'ensemble de la région, a salué, lundi 22 juin, les initiatives prises par l'Union africaine (UA) et la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) pour trouver un issue. (EUROPE 113337). Elle a également brandi la menace de sanctions ciblées contre les responsables passés ou futurs de graves violations des droits de l'homme ou d'entrave au dialogue politique, et de mesures restrictives à la coopération UE/Burundi.

Les conclusions adoptées sans débat, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères, réitèrent l'appel de l'UE à «respecter pleinement les conditions identifiées par l'UA et la CAE, indispensables à la crédibilité et au bon déroulement du processus électoral ». L'UE exhorte le gouvernement du Burundi à reconnaître que les conditions propices à l'organisation des élections ne sont pas réunies actuellement, comme l'ont clairement déclaré la CAE et l'UA. Fortement préoccupée quant au nombre de victimes et aux cas de violations graves des droits de l'homme depuis le début de la crise, notamment les abus attribués aux forces de sécurité et membres des Imbonerakure », elle demande que cessent ces violences et exhorte le gouvernement à traduire leurs auteurs en justice.

« L'UE est déterminée à adopter, le cas échéant, des mesures restrictives ciblées à l'encontre de ceux dont l'action aurait conduit ou conduirait à des actes de violence et de répression, à de graves violations des droits de l'homme, et/ou entraverait la recherche d'une solution politique dans le cadre proposé par l'UA et la CAE », prévient le Conseil. Il annonce aussi que l'UE est prête à entamer des consultations politiques avec les autorités burundaises, au titre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou - consultations pouvant conduire à la suspension partielle, voire totale, de la coopération, si aucune solution n'est trouvée pour remédier aux violations constatées des éléments essentiels de l'Accord (respect des droits de l'homme, des principes démocratiques, de l'État de droit). (Aminata Niang).

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