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Bulletin Quotidien Europe N° 11335
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) États-unis

Le projet de fast track a du plomb dans l'aile au Congrès

Bruxelles, 15/06/2015 (Agence Europe) - Le projet de loi visant à octroyer des pouvoirs accrus au président américain, Barack Obama, pour négocier des accords de libre-échange avec l'UE (TTIP) et avec onze pays de la région Asie-Pacifique (TPP) dans le cadre d'une procédure accélérée, dite fast track, n'a pas été adopté, vendredi 12 juin, après le rejet massif du second volet du projet de loi concernant un programme destiné à aider les travailleurs américains affectés par la concurrence mondiale.

S'ils ont voté par une courte majorité (219 voix pour, 211 voix contre) en faveur du premier volet du projet de loi qui permettrait au président américain de négocier un accord de libre-échange et demander au Congrès de voter en bloc pour ou contre l'accord, sans possibilité d'amendement, les représentants de la chambre basse ont, par contre, massivement rejeté (302 voix contre, 126 voix pour) le second volet du projet de texte, le Trade adjustment assistance, un programme destiné à aider les Américains qui perdent leur emploi à la suite des accords de libre-échange. Les deux volets étant indissociables, le rejet du second volet du texte a bloqué l'adoption de la loi dans son ensemble, même si un nouveau scrutin devait être organisé le 16 juin.

Emmenés par leur chef de file à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, 144 députés démocrates ont voté contre le second volet du projet de fast track, leurs suffrages s'ajoutant à ceux de 158 républicains. Le revers est d'autant plus cuisant pour le président Obama qu'il avait effectué, vendredi matin, une rare visite au Capitole afin de convaincre les élus réticents de voter la procédure qui écarterait tout risque d'obstruction ou d'enlisement des négociations de libre-échange menées par Washington. Une occasion de sauver le fast track se représentera mardi, avec un nouveau vote à l'ordre du jour de la chambre basse. Si les termes du programme d'ajustement sont améliorés, des élus démocrates pourraient accepter de s'y rallier.

Si le fast track devait être adopté, il expirerait en juillet 2018 (soit au-delà du mandat du président Obama, qui expire en janvier 2017), avec un renouvellement possible de trois ans. (Emmanuel Hagry)

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