Luxembourg, 11/06/2015 (Agence Europe) - Les ministres en charge de la Politique de cohésion ont adopté, mercredi 10 juin, une déclaration sur le programme urbain de l'UE. Les villes de petite et moyenne taille sont mises à l'honneur.
« L'accord trouvé sur la Déclaration de Riga représente une étape significative dans le développement de l'agence de la politique urbaine de l'Union (…). (La déclaration) met en avant l'importance du rôle joué par les petites et moyennes zones urbaines, qui doivent être prises en compte dans le développement et la mise en oeuvre de la politique urbaine de l'UE », a indiqué le ministre letton de la Protection de l'environnement et du Développement régional, Kaspars Gerhards.
Le Conseil a identifié une série de domaines clés et de principes qui devront être observés par les futures Présidences, à savoir la reconnaissance de la diversité des régions urbaines, les opportunités qu'offrent celles-ci, l'intégration plus forte de la dimension urbaine lors de l'élaboration des politiques européennes ainsi qu'un renforcement de la coopération entre ces zones.
« Le programme urbain de l'UE n'a pas pour but de transférer de nouvelles compétences au niveau de l'UE. (Il) n'imposera pas plus de réglementation et n'empiétera pas sur le principe de subsidiarité. Au contraire, (il) s'agit d'instaurer une meilleure réglementation et plus de transparence », a cherché, pour sa part, à rassurer la commissaire en charge de la Politique régionale, Corina Cretu. Des propos que vient nuancer le président du Comité des régions, Markku Markkula: « Cependant, nous reconnaissons qu'il y a trop peu de cohérence au niveau européen entre les initiatives politiques et la grande variété des programmes d'investissement. Les études d'impact territorial doivent faire régulièrement partie intégrante dans le cadre des progrès réalisés dans le processus de conception de la législation européenne ».
Ce programme vise à aider les zones urbaines à prendre à bras-le-corps les défis auxquels elles sont confrontées, mais aussi à dynamiser la croissance vectrice d'emplois et, enfin, à remplir les objectifs énoncés dans la stratégie EUROPE 2020 (EUROPE 11326).
Les ministres se réunissaient pour la première fois pour débattre du sujet et se sont entretenus avec des hauts représentants des institutions européennes, dont la Commission européenne, le Comité des régions, le Comité économique et social européen, et la Banque européenne d'investissement. Des États candidats à l'adhésion étaient également présents, ainsi que la Norvège et la Suisse.
L'objectif affiché par la Commission est de parvenir à un accord sur un programme consolidé en 2016, sous Présidence néerlandaise. (Pascal Hansens)