Bruxelles, 05/06/2015 (Agence Europe) - Le géant américain de la recherche en ligne, Google, est toujours prêt à un accord à l'amiable avec la Commission européenne, afin de clore l'enquête dont il fait l'objet depuis plusieurs années pour abus de position dominante, a dit Matt Brittin, qui gère les activités européennes de Google, dans une interview à Politico Europe. « Nous voulons être pragmatiques », a déclaré M. Brittin.
La Commission enquête sur la question de savoir si Google a abusé d'une position dominante dans le marché de la recherche en ligne en abaissant dans ses résultats de recherche gratuits le rang de services concurrents qui se spécialisent dans la fourniture aux utilisateurs de certains types de contenu spécifiques tels que les comparateurs de prix (ces fournisseurs de services sont connus sous le nom de 'services de recherche verticaux') et en accordant à ses propres services de recherche verticaux un placement préférentiel, afin d'exclure les services concurrents.
M. Brittin a toutefois refusé d'admettre que les craintes de la Commission étaient fondées. « Il n'y a aucune preuve que les consommateurs ont été lésés ici et, en fait, aucune preuve que les plaignants l'aient été ».
La Commission européenne a communiqué ses griefs en avril dernier (EUROPE 11295). Ceux-ci se concentrent sur Google Shopping, le comparateur de prix de Google.
Au-delà de ces griefs ciblés, la Commission se penche sur trois autres motifs d'inquiétude suscités par Google concernant respectivement: la copie du contenu web de ses concurrents, l'exclusivité dans ses accords avec des partenaires publicitaires et des restrictions indues à la faculté de ses annonceurs publicitaires d'utiliser des plateformes concurrentes.
En avril, la Commission a également annoncé avoir ouvert une procédure formelle d'examen concernant le comportement de Google en ce qui concerne son système d'exploitation pour appareils mobiles, Android. La Commission tente de savoir si Google a conclu des accords anticoncurrentiels ou a commis un éventuel abus de position dominante dans cette affaire. (Elodie Lamer)