Bruxelles, 05/06/2015 (Agence Europe) - La lutte contre le changement climatique après 2020 est à l'ordre du jour du Sommet du G7 accueilli par la chancelière allemande, Angela Merkel, au Château d'Elmau (Bavière, Allemagne) dimanche 7 et lundi 8 juin sous le mot d'ordre 'Se tourner vers l'avenir, agir ensemble' (EUROPE 11328). Le sujet sera discuté dans le cadre de la session de travail dédiée aux défis mondiaux.
À six mois de la conférence onusienne de Paris (COP 21) où doit être conclu un accord mondial, ambitieux et juridiquement contraignant, le message, que les chefs d'État ou de gouvernement des sept pays les plus industrialisés au monde (France, Allemagne, Canada, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis) délivreront, sera très attendu. Cela d'autant, qu'à Bonn, les négociations au niveau des experts, en cours jusqu'au 11 juin, piétinent. Les pays en développement estiment que les pays industrialisés doivent faire beaucoup, plus tant en termes de réductions d'émissions que de financement et de transfert de technologie.
Selon une source proche de l'UE, la déclaration finale du G7 devrait lancer un message fort d'encouragement à la réussite de la COP 21 et définir « une ligne commune sur la marche à suivre: ce qui doit se dérouler à Paris et après ». Avec son offre de contribution fondée sur des efforts nationaux (INDC) portant sur une réduction d'au moins 40% de ses émissions à l'horizon 2030 (par rapport à 1990), « l'UE est potentiellement l'acteur le plus ambitieux, mais le changement climatique est un défi mondial qui ne pourra être relevé que par une solution mondiale et la coopération de tous les acteurs majeurs. Avancer afin de donner un élan pour Paris. C'est l'objectif du G7 », indiquait vendredi un haut fonctionnaire de l'UE.
Le G7 devrait également souligner la nécessité d'accélérer le processus de négociation des Nations Unies, a convenu cette source. Et d'ajouter: « Il existe une volonté des partenaires d'aider les Français, en tant que présidence de la COP, à rendre le processus plus fluide pour le succès de Paris. Il ne suffit pas d'avoir de notre côté les membres du G7. Il y a d'autres pays qui, ces dernières années, sont devenus de grands émetteurs ». La déclaration finale devrait encourager toutes les économies majeures à soumettre leur offre à l'ONU. « Nous espérons que nous pourrons saluer les INDC des membres du G7 et qu'on pourra lancer un appel aux autres partenaires mondiaux à présenter aux Nations Unies leur contribution, avec des scénarii et des passerelles pour parvenir à des réductions des émissions nationales », a précisé cette source. (Aminata Niang)