Bruxelles, 04/05/2015 (Agence Europe) - Une audition en commission parlementaire de l'agriculture du Parlement européen a confirmé, lundi 4 mai, le besoin de simplifier la politique agricole commune (PAC).
Udo Hemmerling, du COPA-COGECA, a insisté notamment sur les problèmes découlant des mesures de verdissement des aides de la PAC. « Beaucoup d'erreurs risquent d'être commises en raison de la méconnaissance de la législation. Il faut être tolérant et laisser du temps », a-t-il dit. Il a ajouté que la situation était confuse, beaucoup de questions ne trouvant pas de réponses, et il faut voir les mauvaises décisions qui ont été prises (dans le cadre de la PAC) et y remédier, en modifiant si besoin les règlements de base. M. Hemmerling a estimé aussi que le système de contrôle s'agissant des agriculteurs actifs devait être réexaminé et simplifié.
Pour José Miguel Pacheco Gonçalves, de l'organisation Via Campesina, on ne peut agir que sur les actes délégués et les actes d'exécution. Donc l'origine de la bureaucratie ne va pas disparaître miraculeusement en modifiant certains aspects techniques. Selon lui, il est surtout important de procéder à une réforme à mi-parcours de la PAC avant 2020. Cet exercice de simplification n'a du sens que s'il s'inscrit dans le cadre de la réforme à mi-parcours de la PAC, a déclaré M. Pacheco Gonçalves. Il a conseillé de modifier certaines règles liées à la direction 'Natura 2000', la directive-cadre sur l'eau (modification des règles sur la protection des cours d'eau dans les régions de montagnes) et sur le bien-être animal (abreuvoirs automatiques, notamment). Enfin, il a estimé que la diversité des cultures (dans le cadre du verdissement) devait être démontrée tout au long de l'année, et pas seulement lors du contrôle annuel.
Albert Dess (PPE, allemand) a fustigé cette « réforme compliquée » et répété qu'une année transitoire aurait été souhaitable, surtout pour mettre en oeuvre le verdissement. Martin Häusling (Verts/ALE, allemand) a estimé qu'il ne fallait pas supprimer les contraintes environnementales. Il faut assumer la responsabilité de cette complication, a-t-il dit à M. Dess. (Lionel Changeur)