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Bulletin Quotidien Europe N° 11303
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) malaisie

Mme Malmström pour la relance des négociations de libre-échange

Bruxelles, 27/04/2015 (Agence Europe) - La commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, a plaidé, en marge des consultations ministérielles UE/ASEAN, dimanche 26 avril à Kuala Lumpur, pour la reprise des négociations de libre-échange avec la Malaisie, lancées en 2010 et en pause depuis les élections générales dans le pays au printemps 2013. Mme Malmström a toutefois souligné la nécessité de réexaminer les offres tarifaires, le volet lié aux services et les aspects liés à la propriété intellectuelle, et demandé que la levée des taxes à l'exportation sur les ressources naturelles et l'ouverture des marchés publics soient couvertes.

« Un accord ambitieux accroîtrait de manière significative le commerce bilatéral. Mais sa qualité la plus importante est sa diversité », a estimé Mme Malmström, soulignant que l'accès libre au marché européen serait « d'une valeur inestimable » pour les matières premières et produits et services de haute technologie de la Malaisie, qui opère une transition vers la production de pointe, tandis que l'accès libre pour l'UE au marché malaisien serait « le moyen de se connecter plus profondément avec la chaîne asiatique en valeur régionale ».

« Les progrès des négociations réalisés entre 2010 et 2013 sur presque toutes les questions sur la table montrent qu'un accord est possible. Mais ils étaient insuffisants, et nous n'avons pas été capables de résoudre les problèmes les plus difficiles. Nous avons donc convenu de mettre les négociations en pause », a toutefois déploré Mme Malsmtröm. « Il serait dommage de gâcher cette opportunité. Mais, si nous voulons relancer les négociations, nous avons besoin de savoir que les deux parties sont prêtes à conclure un accord. Il est inutile de nous enliser une deuxième fois sur les mêmes questions. Il faut que les deux parties montrent qu'elles sont prêtes à faire ce qu'il faut pour conclure un accord ambitieux. Il faut être deux pour danser le tango. L'Europe est certainement prête à danser. Mais nous avons besoin d'un partenaire: nous devons être sûrs que la Malaisie est prête à contribuer aussi », a poursuivi la commissaire.

« Pour obtenir un résultat vraiment ambitieux, l'UE et la Malaisie doivent être prêtes à contribuer à tous les niveaux »: cela signifie réexaminer les offres sur les tarifs, réexaminer le chapitre sur les services - tant sur la transparence de la réglementation que sur l'accès au marché, et examiner la question des indications géographiques et d'autres aspects importants de la propriété intellectuelle, a insisté Mme Malmström. La commissaire a aussi demandé que la levée des taxes à l'exportation - notamment pour les ressources naturelles - et l'ouverture des marchés publics soient couvertes par l'accord. « Je crois dans le principe général que les marchés publics ouverts permettent aux gouvernements d'acheter les meilleurs produits et services au meilleur prix. Mais je comprends aussi que c'est une question sensible en Malaisie », a expliqué Mme Malmström. « Donc, je veux être très claire sur ce point et sur les autres questions que j'ai mentionnées: l'UE ne demande pas une révolution. Nous voulons simplement un accord qui crée de la valeur économique réelle pour les deux parties et qui donnera de nouvelles opportunités aux Malaisiens et aux Européens », a-t-elle conclu.

L'UE est le troisième partenaire commercial de la Malaisie, qui est elle-même le deuxième partenaire commercial de l'UE dans la zone ASEAN. Dominés par les produits industriels (90%), les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint 33,7 milliards € en 2014, dont 14 milliards € d'exportations pour l'UE, soit un déficit de 5,7 milliards €. Les échanges de services ont atteint 7,4 milliards € en 2013, dont 4,2 milliards € d'exportations pour l'UE. Le stock d'investissements directs étrangers sortant vers la Malaisie était de 17,4 milliards € en 2013 et le stock entrant de la Malaisie vers l'UE de 14 milliards €.

La Malaisie a cessé de bénéficier des préférences commerciales de l'UE en 2010. (Emmanuel Hagry)

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