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Bulletin Quotidien Europe N° 11303
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) ecofin

Peu d'inquiétudes sur un possible impact de la crise grecque sur la reprise

Riga/Bruxelles, 27/04/2015 (Agence Europe) - Les ministres européens des Finances ont semblé peu inquiets, vendredi 24 avril à Riga, d'un possible impact négatif de la crise grecque sur la reprise européenne.

Le vice-président de la BCE, Vitor Constâncio, a expliqué que, si le dossier grec avait été discuté de manière intensive le matin même au sein de l'Eurogroupe, il n'y avait pas eu, dans les discussions à vingt-huit, de « considération spécifique sur la situation grecque ». « Nous travaillons dans l'idée que cette situation va être réglée », a-t-il expliqué. Même dans un scénario où la croissance grecque connaîtrait un coup de frein en raison de la situation de ces derniers mois, « cela ne déraillerait pas la situation » européenne, a-t-il ajouté. Et d'indiquer que d'autres scénarios prévoyant de pires situations ne faisaient pas partie des bases de travail.

« Nous ne travaillons pas sur un 'plan B' ou d'autres plans », a pour sa part expliqué le vice-président de la Commission chargé de l'Euro, Valdis Dombrovskis.

Selon une source, aucun ministre n'aurait en effet abordé le dossier grec, vendredi après-midi pendant le Conseil Ecofin informel, à part le ministre grec pour donner son appréciation des réformes structurelles dans son pays. La situation économique, les réformes structurelles et les investissements étaient en effet au centre des discussions de vendredi après-midi entre les Vingt-huit. Pour la Présidence du Conseil de l'UE, Janis Reirs, ministre letton, a estimé qu'il ne serait pas possible d'atteindre une croissance durable à l'échelle de l'UE sans réformes « soigneusement conçues » au niveau national. Selon M. Dombrovskis, il est notamment important de rendre le marché du travail plus dynamique et ouvert aux nouvelles technologies. S'appuyant sur les simulations de la Commission, il a indiqué que, si tous les États de l'UE « conduisaient des programmes de réformes ambitieux », alors le PIB de l'UE serait plus élevé de 6% dans 10 ans par rapport à un scénario sans réformes. Si la reprise est aidée par la chute du prix du pétrole, la croissance mondiale et la politique monétaire accommodante, cette situation ne réglera pas les problèmes structurels de l'économie européenne, a-t-il prévenu.

M. Reirs a lancé un appel à ses homologues pour que ceux-ci évaluent leurs politiques nationales afin de lever les barrières à l'investissement. De tous les indicateurs économiques, l'investissement est en effet le seul à être toujours en deçà des attentes de la BCE, a expliqué M. Constancio.

Au niveau de l'UE, M. Reirs a insisté sur l'importance d'approfondir le marché unique des biens et services, le marché unique numérique, l'union des marchés des capitaux et celle de l'énergie. (Elodie Lamer)

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