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Bulletin Quotidien Europe N° 11283
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) france

à 4% du PIB, le déficit français pour 2014 est plus faible que prévu

Bruxelles, 26/03/2015 (Agence Europe) - Le déficit public et la dette de la France se sont élevés respectivement à 4,0% (4,1% en 2013) et à 95% du PIB (92,3% en 2013), selon des données officielles qu'a publiées l'institut statistique français, INSEE, jeudi 26 mars.

Le déficit français s'inscrit « très en deçà de la cible de 4,4% inscrite dans la loi de finances rectificative de fin d'année », s'est félicité le ministère français des Finances, dans un communiqué. Par rapport à 2013, les dépenses de l'État français ont baissé de 3,3 milliards d'euros, le déficit du régime général de l'assurance maladie s'est réduit de 2,2 milliards et celui des collectivités locales a baissé de 4 milliards. « Cette diminution du déficit s'est faite sans accroître le niveau de prélèvements », soulignent les autorités françaises.

« La maîtrise du déficit public en 2014 a ouvert la perspective d'une révision à la baisse du déficit public en 2015, aux alentours de 3,8% du PIB. Le gouvernement est pleinement confiant dans sa capacité à ramener le déficit public sous 3% d'ici 2017, tout en confortant la reprise de l'activité et en finançant ses priorités », a déclaré le ministre des Finances, Michel Sapin.

Dans ses prévisions économiques d'hiver, la Commission tablait sur un déficit français de 4,3% du PIB en 2014 et 4,1% en 2015. Début mars, le Conseil Écofin a octroyé à Paris un délai supplémentaire de 2 ans (de 2015 à 2017) pour ramener son déficit sous la barre des 3% du PIB selon la trajectoire suivante: 4% en 2015, 3,4% en 2016, 2,8% en 2017. L'une des conditions assorties à ce délai était la présentation de nouvelles économies de 3 à 4 milliards d'euros au printemps 2015.

Reste à savoir si cette condition sera maintenue. Attendons d'abord une éventuelle confirmation de ces chiffres par Eurostat « plus tard en avril » et après « nous verrons » quelle analyse nous ferons de la décision du Conseil Écofin, a indiqué Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission européenne. Si c'est le cas, ce serait « une bonne nouvelle pour la France et l'Eurozone », a-t-il ajouté. Mais a priori, pour la Commission, l'engagement français de présenter d'ici à juin des mesures visant à accomplir un effort budgétaire structurel additionnel de 0,2% en 2015 tient toujours. (Mathieu Bion)

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