Bruxelles, 26/03/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a souligné, mercredi 25 mars, que le Liban faisait face à une forte pression en raison de la crise syrienne.
La quatrième année du conflit syrien a miné la stabilité du Liban et augmenté la pression sur ses institutions, ses activités économiques, son équilibre social et ses infrastructures, souligne le rapport de progrès de la Commission. Selon la Commission, l'affaiblissement des institutions n'a pas permis l'adoption et la mise en oeuvre des choix politiques stratégiques dans les domaines économiques et sociaux. Elle appelle donc au rétablissement du fonctionnement des institutions, à l'élection d'un nouveau président et des élections législatives « dans les plus brefs délais ». Le pays doit aussi prendre des mesures pour alléger le fardeau de la détérioration de la situation économique et sociale sur la population et renforcer la réponse nationale à la crise des réfugiés syriens.
Selon la Commission, la situation sécuritaire du Liban est restée très volatile en 2014 et a dégénéré en août avec des attaques des forces de sécurité. Cependant, le pays applique une politique de sécurité efficace, ajoute-t-elle. Le maintien de la stabilité et de l'unité du Liban peut être considéré comme la réalisation la plus importante, précise la Commission. Elle souligne que le pays doit continuer à préserver la paix et la stabilité, promouvoir la modération et le dialogue, désamorcer les tensions et assurer la sécurité intérieure. Il doit aussi promouvoir des mesures de lutte contre la radicalisation. (Camille-Cerise Gessant)