login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11275
Sommaire Publication complète Par article 25 / 32
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

La Commission veut qu'on stoppe les déclarations et se mette au travail

Bruxelles, 16/03/2015 (Agence Europe) - « La situation est sérieuse (…), la Commission estime que maintenant, c'est le moment du travail, pas le moment des déclarations », a dit le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, lundi 16 mars, interrogé sur les déclarations du Premier ministre grec, Alexis Tsipras, selon qui le dossier grec pourrait être discuté lors d'un Sommet européen en fin de semaine.

Dans une interview au quotidien grec Ethnos, M. Tsipras a déclaré que la question des liquidités grecques seraient « abordée au niveau politique d'ici la fin de la semaine, d'ici au sommet des chefs d'État ou, au besoin, au sommet en lui-même ».

La situation s'est déjà présentée en février dernier, bien que les dirigeants européens aient martelé que le dossier grec était une question pour l'Eurogroupe, l'instance qui réunit les ministres des Finances de la zone euro. Lors du Conseil européen de février, M. Tsipras était entré dans le vif du sujet, puis le Premier ministre espagnol, Marianno Rajoy et le Président de la Commission, Jean-Claude Juncker, lui ont emboîté le pas. Devant cet apparent début de débat sur un dossier qui n'était pas à l'ordre du jour, et pas du ressort des leaders européens, le Président du Conseil européen, Donald Tusk, aurait alors coupé court. Appelant à la retenue de tous les acteurs, celui-ci a qualifié d'« idiot » et de « chapitre le plus dramatique de l'histoire » un scénario où la Grèce sortirait par accident de l'Eurozone, dans une interview accordée à six médias européens.

Dans ce cas de figure, la Commission considère que la priorité est d'avancer sur la voie des discussions au niveau technique qui sont en cours. Le but est de dégager un accord global au niveau technique avec les experts des 'institutions' (Commission, BCE, FMI), afin de permettre de débloquer les dernières tranches d'aide dans le cadre du 2ème plan de sauvetage grec qui a été prolongé jusqu'en juin.

Dans l'interview à Ethnos, M. Tsipras a par ailleurs taclé, sans les nommer, certains de ses partenaires, alors que les relations entre Athènes et Berlin se tendent de plus en plus. « Je ne cache pas qu'il existe des forces qui préfèreraient l'affrontement pour permettre la poursuite de l'austérité et qui, pour cette raison, bloquent l'application de l'accord du 20 février » de l'Eurogroupe, a affirmé M. Tsipras. Ces forces en Europe et en Grèce « ont pour identité l'austérité (…) et feront tout pour saborder la tentative de négociation du peuple grec, menaçant, provoquant et essayant de provoquer une panique politique et économique », selon le Premier ministre, assurant qu'aucune menace ne pesait sur le paiement des retraites et salaires en Grèce.

Dimanche, le journal allemand FAZ a évoqué la possibilité que les salaires des fonctionnaires et les retraites ne soient pas versés en intégralité fin mars. « M. Tsipras a urgemment besoin d'argent », a d'ailleurs dit Martin Schulz, président du Parlement européen, au même journal. « Pour cela, il doit convaincre l'Eurogroupe et la BCE de sa volonté d'entreprendre des réformes et ce dès la semaine prochaine », a ajouté M. Schulz. Vendredi, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, avait déclaré que le gouvernement était prêt à renvoyer à plus tard la mise en oeuvre de promesses électorales pour redonner confiance à ses partenaires européens. « J'aimerais que la Grèce respecte le compromis comme nous le faisons tous », a d'ailleurs déclaré Mariano Rajoy lundi à la radio Onda Cero, rejetant toute sortie de la Grèce de la zone euro.

Lundi, la Grèce a remboursé 500 millions d'euros au FMI et doit lui rembourser 300 autres millions d'euros vendredi. Le pays envisagerait d'émettre 1 milliard d'euros à trois mois en bons du Trésor mercredi, selon la presse grecque. (Elodie Lamer)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ÉDUCATION - JEUNESSE
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE