login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11260
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

'feuille de route vers Paris', les ONG ont de grandes attentes

Bruxelles, 23/02/2015 (Agence Europe) - Le cadre stratégique pour l'Union de l'Énergie qui doit s'accompagner d'une 'feuille de route pour Paris' doit « placer l'action climatique au coeur de cette future Union de l'énergie », ont averti les ONG environnementales, lundi 23 février. À deux jours de la présentation du paquet de communications attendues de la Commission européenne, leurs attentes sont grandes, concernant les propositions législatives pour la mise en oeuvre des objectifs 'Climat/Énergie horizon 2030' mais aussi de nouvelles propositions sur l'Ecodesign et la sécurité énergétique, souligne Greenpeace (voir autre nouvelle et EUROPE 11246 et 11240)

Les ONG espèrent que la Commission européenne fera preuve de suffisamment d'ambition pour que l'UE apporte une contribution majeure à la conclusion à Paris (COP 21, décembre 2015) d'un accord climatique mondial, juridiquement contraignant, applicable en 2020 et permettant de maintenir la hausse moyenne des températures à la surface de la planète en dessous de 2 degrés Celsius.

«L'UE a potentiellement le pouvoir de contribuer au succès des négociations à Paris, en particulier si elle peut fournir de réelles réponses à la question capitale de l'écart entre les offres et les efforts requis. Mais si elle continue à éviter les questions importantes sur son propre niveau d'ambition, ou si elle permet de nouvelles échappatoires, elle doit se préparer à des vives préoccupations internationales », avertit Jason Anderson, responsable de la politique du climat et de l'énergie au bureau européen du WWF.

Avec ses trois objectifs 2030 - une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% (par rapport à 1990), au moins 27% d'énergie renouvelable, au moins 27% d'efficacité énergétique - l'UE est bien préparée pour présenter son offre avant la date butoir du 31 mars. Pour autant, des questions demeurent concernant l'intégrité de cette offre, souligne le WWF. L'ONG redoute qu'elle contienne une méthodologie biaisée pour comptabiliser l'utilisation des sols permettant des échappatoires. Elle met aussi en garde contre un manque de clarté empêchant de savoir ce que recouvre concrètement une réduction de 40% des émissions.

Eu égard à sa responsabilité historique dans les émissions de gaz à effet de serre et au potentiel dont elle dispose pour faire plus, l'UE devrait viser une réduction d'au moins 55% de ses émissions d'ici à 2030, en tant qu'étape vers l'objectif 'zéro émissions de combustibles fossiles et 100% d'énergies renouvelables' à l'horizon 2050, sinon, elle aura du mal à convaincre d'autres pays qu'elle est assez ambitieuse, avertit l'ONG.

Il conviendrait aussi que la Commission décrive comment tous les pays s'attacheront à combler le fossé entre les offres sur la table et les efforts requis pour prévenir un changement climatique dangereux, et qu'elle aborde la question cruciale de la mobilisation effective des 100 milliards de dollars par an promis par les pays industrialisés pour soutenir les efforts d'atténuation et d'adaptation des pays en développement d'ici à 2020. (Aminata Niang)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
SOCIAL - CULTURE
AFFAIRES & ENTREPRISES N° 136
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE