Bruxelles, 23/02/2015 (Agence Europe) - Le Maroc mise sur le développement de son aquaculture visant aussi bien les marchés européens que mondiaux et, en particulier, les marchés russe et japonais qui sont déjà les débouchés de ses exportations de produits de la mer. Il l'a réaffirmé à l'occasion de l'édition 2015 du salon 'Halieutis' (18 au 22 février à Agadir) à laquelle assistait le commissaire européen à la Pêche, Karmenu Vella. Un accord d'accompagnement (“jumelage”) du programme national de développement du secteur a été signé avec l'UE. « La pêche maritime marocaine génère une production annuelle de plus d'un million de tonnes, plaçant ainsi le Royaume au premier rang des producteurs africains et au 25ème à l'échelle mondiale », affirment les organisateurs du salon.
Le Maroc, grand exportateur de produits de la pêche et signataire avec l'UE d'un accord d'accès à ses ressources, entend valoriser ce secteur par le biais d'un programme de développement étalé jusqu'en 2020 et dont 82% seraient déjà atteints, selon le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch. Le ministre a affirmé à l'AFP que le marché européen de produits issus de l'aquaculture est « prometteur », comptant sur « l'embellie de la zone euro » dont il attend « un accroissement des exportations [du Royaume] de 25% en valeur ». Outre l'Europe, « les perspectives de progression de la demande internationale en produits halieutiques sont particulièrement encourageantes suite à la reprise économique internationale ». Le Maroc « s'érige de plus en plus en tant que porte de l'Afrique, notamment à travers le renforcement de la coopération et des échanges avec les autres pays du continent africain. », affirme-t-on à Rabat. Une action particulière en direction des autres pays africains a été déployée au cours de l'édition 2015 du salon pour nouer des relations structurées.
Le développement sectoriel de l'aquaculture fait partie d'un programme plus général qui vise la préservation des ressources, plus un programme de mise à niveau des infrastructures et de la flotte avec, pour objectif, une plus grande rentabilité économique de l'activité. « Sa contribution au PIB est de l'ordre de 2,3% en moyenne durant les 10 dernières années ». La pêche compte aussi sur le plan social: «la filière pêche génère plus de 170 000 emplois directs et près de 500 000 emplois indirects », indiquent les autorités marocaines. (Fathi B'CHIR)