Bruxelles, 23/02/2015 (Agence Europe) - À l'entame d'un nouveau round de négociations pour tenter de ramener la paix au Soudan du Sud, l'Union européenne a lancé, dimanche 22 février, un nouvel appel aux deux parties au conflit à négocier de bonne foi et à respecter la date butoir impérative du 5 mars pour mettre un terme aux hostilités qui durent depuis plus d'un an (EUROPE 11247)
Les négociations en cours sont menées à Addis Abeba (Ethiopie) sous l'égide de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD).
« Les deux dirigeants ont pris l'engagement de participer aux négociations de paix pendant toute leur durée. Nous attendons d'eux qu'ils s'y tiennent. L'UE appelle le président, Salva Kiir, et Riek Machar, chef de l'opposition, à ne pas manquer la nouvelle opportunité qui leur est donnée de donner suite à leurs engagements », souligne le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure (SEAE) dans une déclaration officielle.
« La récente décision du gouvernement du Soudan du Sud de modifier la Constitution et d'étendre le mandat du président et la législature en cours ne doivent pas servir d'alibi pour retarder l'obtention d'un accord de paix après le 5 mars. Tout retard, même d'un jour, accroît le risque de relancer le conflit et d'aggraver la situation humanitaire déjà dramatique du peuple du Soudan du Sud qui souffre depuis trop longtemps », ajoute-t-il.
Condamnant l'enlèvement d'un groupe de jeunes enfants, le 21 février, à Wau Shilluk pour les enrôler comme enfants soldats, ce qui « illustre une fois de plus le total mépris qu'ont les deux parties pour les droits humains », l'UE appelle à la fin de l'impunité. (Aminata Niang)