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Bulletin Quotidien Europe N° 11249
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) libye

L'UE est prête à aider au dialogue en cours

Bruxelles, 09/02/2015 (Agence Europe) - Saluant la tenue d'un processus de dialogue libyen facilité par les Nations unies, processus qui doit être le plus inclusif possible, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont souligné, lundi 9 février, leur disposition à aider ce processus, que la Haute Représentante, Federica Mogherini, a qualifié de « petit mais encourageant ».

« L'UE est disposée à contribuer aux mesures de confiance, comme convenu lors des pourparlers de Genève, et étudie avec la mission de soutien de l'ONU en Libye comment aider l'ONU dans les différentes pistes de dialogue envisagées pour le processus », ont souligné les ministres dans leurs conclusions. Le Conseil a appelé ceux qui ne l'ont pas encore fait à participer aux discussions et encouragé les voisins et partenaires régionaux à s'engager de manière constructive pour soutenir les efforts de coordination des Nations unies.

« On doit tout faire pour que ce qui se passe en Syrie ne se reproduise pas en Libye », a déclaré le ministre luxembourgeois, Jean Asselborn, ajoutant que « l'UE devait forcer au dialogue ».

Les ministres ont aussi réaffirmé leur volonté d'introduire « dès que cela est jugé nécessaire et en pleine coordination » avec le Représentant spécial de l'ONU, Bernardino Leon, des mesures restrictives à l'encontre de ceux qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en Libye, ou qui compromettent sa transition politique, en ligne avec la résolution 2174 du Conseil de sécurité de l'ONU. L'UE continuera à soutenir les institutions libyennes clés, telles que la Haute commission électorale nationale et l'Assemblée de rédaction de la constitution, ont ajouté les ministres. « L'indépendance et le bon fonctionnement de la banque centrale de Libye, la National Oil Corporation et d'autres institutions financières clés doivent être préservés et protégés », ont dit les ministres qui ont condamné les actions nationales contre les actifs, les institutions financières et les ressources naturelles de la Libye.

Rappelant qu'il n'y avait pas de « solution militaire » au conflit en Libye, les ministres ont souligné que « seule une solution politique pouvait fournir une voie à suivre et contribuer à la paix et la stabilité ». « Il est essentiel à ce stade d'avoir un cessez-le-feu inconditionnel qui soit respecté et appliqué par toutes les parties », ont-ils ajouté. Le Conseil a souligné sa « profonde préoccupation devant la poursuite des violences ». Il a condamné le terrorisme « sous toutes ses formes », se disant préoccupé par des preuves d'une activité accrue des groupes terroristes et extrémistes. Le Conseil admet la menace potentielle que ces groupes représentent pour la stabilité future du pays, de la région et de l'UE.

Pour l'UE, qui condamne fermement toutes les violations des droits de l'homme, la coopération de tous les acteurs concernés en Libye avec la Cour pénale internationale est d'une « importance cruciale ». Les ministres ont aussi appelé toutes les parties à assurer la protection des civils et la facilitation de l'assistance aux personnes dans le besoin, en assurant un accès humanitaire « sûr, sans entrave et en temps opportun » et la sécurité des travailleurs humanitaires. (Camille-Cerise Gessant)

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