Bruxelles, 09/02/2015 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères ont condamné, lundi 9 février, dans les termes les plus fermes, « la poursuite des violences et des atrocités effroyables commises par Boko Haram à l'encontre des populations civiles, et en particulier contre des femmes et des enfants », exprimant par ailleurs leurs craintes pour la sécurité de la région (Nigeria, Cameroun, Tchad, Niger) .
« Ces attaques terroristes dans l'est du Nigeria représentent une menace croissante pour la paix et la sécurité au Nigeria, mais aussi pour l'ensemble de la région » appelant à une « réponse urgente et globale pour prévenir d'autres actes terroristes et criminels de Boko Haram », souligne le Conseil dans des conclusions unanimes. Il se dit convaincu que l'ampleur de la menace terroriste de ce groupe extrémiste requiert une réponse tant du Nigeria, qu'une réponse collective et globale pour venir à bout du terrorisme.
Le Conseil salue la décision prise par les États de la région de déployer une force multinationale avec l'aval de l'Union africaine. Il assure que l'UE est prête à soutenir cette force par un large éventail d'instruments, y compris , si nécessaire, en recourant à la Facilité pour la paix en Afrique, principal instrument financier pour aider les opérations de paix conduites par l'Afrique.
Le Conseil se dit aussi « particulièrement préoccupé par les conséquences humanitaires des attaques » qui ont déjà fait plus d'un demi-million de personnes déplacées au Nigeria et des centaines de milliers de réfugiés dans les pays voisins. Tout en rappelant qu'il est de la responsabilité première des États de protéger les populations civiles, il assure que l'UE continuera de fournir une aide d'urgence aux populations en détresse humanitaire et accroîtra ses efforts humanitaires dans toute la région. Le Conseil réitère que l'UE poursuivra aussi son soutien aux efforts déployés par le Nigeria et les pays voisins en faveur du développement durable et économique de la région du Lac Tchad. (Aminata Niang)