Bruxelles, 09/02/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne et les représentants, au niveau ministériel, des neuf États membres d'Europe centrale et du Sud-Est ont convenu, lundi 9 février à Sofia, d'établir et de mettre en oeuvre une feuille de route pour bâtir les infrastructures prioritaires et créer les infrastructures manquantes dans la région afin de sécuriser son approvisionnement en gaz. L'objectif ultime est que chacun de ces neuf pays ait accès à au moins trois sources différentes d'approvisionnement en gaz.
Co-présidé par le commissaire en charge de l'Union de l'énergie, Maros Sefcovic, et son collègue à l'Énergie et au Climat, Miguel Arias Canete, le groupe pour l'interconnexion gazière de l'Europe centrale et du Sud-Est, pourvu de l'acronyme CESEC, et qui réunit l'Autriche, la Bulgarie, la Croatie, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie, a convenu de se réunir au début de l'été pour faire le point sur les progrès réalisés au niveau des experts et établir le plan d'action.
Lundi, le groupe a adopté les termes de référence qui définissent la portée spécifique de ses activités et sa structure de gouvernance. Les débats ont porté sur les aspects domestiques et extérieurs de la situation de l'approvisionnement dans la région, en insistant sur les interconnexions et sur l'utilisation optimale des infrastructures existantes. Des expertises seront effectuées dans des sous-groupes de pays avec pour objectif d'établir des corridors d'infrastructures spécifiques, en identifiant les interconnexions manquantes ainsi que les obstacles à l'intégration effective des marchés de la région.
Les pays voisins seront impliqués, en parallèle, pour assurer une approche régionale au-delà des frontières de l'UE. En outre, « pour une évaluation solide », le CESEC associe à ses travaux les autorités nationales de régulation de l'énergie, le groupement européen des gestionnaires de réseau de transport de gaz (ENTSO-G), l'Agence de coopération des régulateurs (ACER), le secrétariat de la Communauté de l'énergie, les promoteurs de projets (GRT ou non) et les institutions financières internationales.
La mise en place du CESEC a été décidée au niveau ministériel, à la mi-décembre, au lendemain de l'annulation du projet russe de gazoduc South Stream. Son objectif: plancher sur un plan d'action pour renforcer la coopération, intégrer les marchés gaziers et développer les interconnexions et les infrastructures en Europe centrale et du Sud-Est (terminaux de GNL, connexions au 'corridor gazier sud', développement des réserves offshore en Méditerranée orientale et en mer Noire), notamment entre la Bulgarie et ses voisins, et dans le sens nord-sud. Et examiner comment mobiliser le financement de l'UE (le 'paquet investissement', le mécanisme d'interconnexion pour l'Europe, les projets d'infrastructures d'intérêt commun et les futurs projets stratégiques de l'Union de l'énergie) à cette fin. (Emmanuel Hagry)