Strasbourg, 09/02/2015 (Agence Europe) - L'échange de données relatives au risque lors du survol de zones de conflit fera l'objet d'une initiative de l'Organisation pour l'aviation civile internationale (OACI). L'UE a appuyé une recommandation en ce sens adoptée samedi 3 février, lors de la réunion de haut niveau sur la sécurité aérienne de l'OACI. Il s'agissait de tirer des leçons de l'accident du vol MH17 en Ukraine.
Les 36 États membres du Conseil de l'OACI ont adopté, dans leur recommandation, des objectifs relatifs au survol des zones de conflit. Il s'agit notamment pour l'OACI de constituer une banque de données centrale des évaluations des risques mise à jour par les États et les organisations internationales. Des ressources centralisées en ligne devraient permettre de faciliter les échanges d'informations sur les restrictions et d'évaluer les risques.
Pour la Commission européenne, ces actions concertées au niveau mondial viennent compléter les travaux en cours au niveau européen pour prévenir les accidents aériens et assurer la sécurité des passagers. Le directeur général de la Direction générale des Transports à la Commission européenne, Aguiar Machado, souhaitait démontrer l'ambition européenne pour éviter la répétition d'accidents récents. Ainsi, il s'est déclaré en faveur d'une action globale pour le survol des zones de conflit, mais aussi pour le suivi des vols.
La réunion de haut niveau de l'OACI a en effet aussi recommandé l'adoption de normes pour le suivi des avions. Cela, suite aussi à un autre incident de la compagnie Malaysia Airlines en 2014: la disparition du vol MH370. Établir une norme constitue une première étape vers l'élaboration d'un système mondial de suivi. (Marie Pauline Desset)