Bruxelles, 03/02/2015 (Agence Europe) - L'utilisation d'antimicrobiens administrés aux animaux élevés aux fins de la production alimentaire et la consommation d'antibiotiques par les êtres humains varient sensiblement d'un pays européen à l'autre, ont affirmé, vendredi 30 janvier, trois agences scientifiques de l'UE.
En outre, les données disponibles à ce sujet présentent des lacunes qu'il convient de combler pour espérer lutter efficacement contre le fléau de la résistance aux antibiotiques - un problème de santé publique majeur. Ce sont là les principaux enseignements tirés du rapport conjoint publié le 30 janvier par le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC), l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l'Agence européenne des médicaments (EMA).
Pour remédier à ces lacunes, il conviendrait, selon les trois agences, de recueillir des données complémentaires sur la consommation d'antimicrobiens par espèce animale, des données sur la consommation d'antibiotiques dans les hôpitaux dans un plus grand nombre de pays européens et des données sur la surveillance des bactéries résistantes dans la flore normale de personnes en bonne santé et de personnes malades.
Ce rapport concerne 'l'analyse intégrée de la consommation d'agents antimicrobiens et la fréquence de la résistance antimicrobienne des bactéries d'origine humaine et des animaux élevés pour la production alimentaire'.
L'analyse a été réalisée à la demande de la Commission européenne et se fonde sur les données de cinq réseaux européens de surveillance qui ont rassemblé les données fournies par 31 pays européens (les États membres de l'UE, l'Islande, la Norvège et la Suisse).
L'objectif est de renforcer les systèmes de surveillance coordonnée de la consommation d'antibiotique et de la résistance aux médicaments humains et vétérinaires pour aider les décideurs politiques à identifier le meilleur moyen de s'attaquer à la résistance antimicrobienne croissante. C'est l'un des problèmes de santé publique les plus urgents, selon Vytenis Andriukaitis, commmissaire européen à la Santé, qui compte en faire une priorité de son mandat (EUROPE 11198).
Ce rapport est le premier d'une série mettant à contribution le Réseau de surveillance de la résistance aux antimicrobiens de l'Union européenne EZRS-Net, le Réseau de surveillance européen de consommation d'antimicrobiens (ESAC-NET), European Food- and Waterborne Diseases and Zoonoses network (FWD-NET), Scientific Network for Zoonosis Monitoring Data (le réseau de surveillance des données sur les zoonoses) et European Surveillance of Veterinary Antimicrobial Consumption (ESVAC). (AN)