login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11243
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Y. Varoufakis ne veut pas voir la 'troïka' revenir à Athènes

Bruxelles, 30/01/2015 (Agence Europe) - Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a indiqué, vendredi 30 janvier, que le gouvernement s'en tiendrait à ses promesses de campagne et que la 'troïka' (Commission, BCE, FMI) ne reviendrait pas à Athènes.

Lors d'une conférence de presse avec le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, M. Varoufakis a rappelé que le parti Syriza, vainqueur des élections législatives, avait mené sa campagne électorale dans une logique d'opposition au programme d'ajustement économique. « Notre première action en tant que gouvernement ne va pas être de rejeter cette logique de remise en question du programme par une demande d'extension de ce programme », a-t-il dit.

Selon la chaîne de télévision Skai, M. Varoufakis aurait dit à M. Dijsselbloem que les élections avaient sonné le glas du programme, alors que ce dernier lui a demandé s'il comptait demander une nouvelle extension du plan de sauvetage grec que l'Eurogroupe avait accepté de prolonger jusqu'à fin février.

Faute d'un accord avec la 'troïka' lui permettant de boucler sa dernière mission de suivi, la Grèce passera à côté de 7 milliards d'euros d'aide, dont 1,8 milliard du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et environ 3 milliards de profits rétrocédés par la BCE dans le cadre du programme 'SMP' de rachat de dette souveraine. « Nous ne voulons pas ces 7 milliards », a dit M. Varoufakis au New York Times dans une interview publiée jeudi soir. « Nous voulons nous asseoir et repenser tout le programme », a expliqué vendredi l'économiste grec, prêt à négocier avec les institutions européennes mais pas avec la 'troïka'.

Estimant que les actions unilatérales n'étaient pas le bon moyen d'aller de l'avant, M. Dijsselbloem a, quant à lui, appelé le gouvernement à clarifier sa position. « Ignorer les accords n'est pas le bon chemin à prendre », a dit le Néerlandais. Quant à la demande d'une conférence européenne de la dette, le ministre néerlandais a simplement déclaré qu'une telle entité existait déjà: l'Eurogroupe.

Le nouveau gouvernement grec promet un budget à l'équilibre. Or, la veille, M. Dijsselbloem avait estimé qu'en additionnant les promesses récentes du gouvernement (hausses du salaire minimum, arrêt des privatisations, embauche de fonctionnaires licenciés) le budget grec serait « très vite hors de l'équilibre ». « Davantage de réduction de la dette n'aidera de toute façon pas », avait-il averti.

Le ministère allemand des Finances a déclaré qu'il ne forcerait pas Athènes à accepter son aide, ajoutant qu'une extension de programme pourrait avoir lieu si la Grèce menait ses réformes. « Jusqu'ici, les annonces à Athènes semblent aller dans l'autre direction », a dit Martin Jaeger, porte-parole du ministère.

Les taux d'emprunt grecs se maintenaient au-dessus de 10%, vendredi. La Grèce a une grosse échéance de remboursement cet été de 7 milliards d'euros à la BCE. (EL)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL - EMPLOI
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
CALENDRIER