Bruxelles, 20/01/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a refusé de commenter, mardi 20 janvier, les informations de la presse belge qui voient le déficit du pays se situer entre 3,2 et 3,3% du PIB, en raison d'un dérapage budgétaire du côté des entités fédérées.
« Nous avons une façon plus structurée de traiter cette question, nous ne commenterons pas les chiffres », a dit Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission. Et d'ajouter que l'institution européenne prendrait position début mars, comme prévu, sur les budgets belge, français et italien.
Les ministres belges devaient se réunir mardi pour finaliser la note à envoyer à la Commission. M. Schinas n'a pas confirmé que la Commission avait reçu les informations que devait transmettre la Belgique.
Sur les sept pays dont le projet de budget 2015 risque de ne pas respecter les règles du Pacte de stabilité, la France, la Belgique et l'Italie font l'objet d'une évaluation méticuleuse. Le verdict final sera rendu début mars 2015. La Commission examinera leur situation budgétaire à la lumière de la version définitive des lois de Finances que ces pays auront adoptée et des précisions qu'ils apporteront à leurs programmes de réformes structurelles, conformément aux récents engagements en termes de contenu et de calendrier pris par écrit par les gouvernements de ces trois pays.
La Belgique est sortie de la procédure de déficit excessif en juin dernier. Les inquiétudes exprimées en novembre dernier sur le budget belge concernaient surtout la dette publique, qui avoisinera 105% du PIB en 2014 et devrait augmenter davantage pour atteindre 107,3% du PIB en 2015. Le déficit avait également augmenté en 2014. (EL)