login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11234
Sommaire Publication complète Par article 18 / 37
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Le FMI se joint au débat sur la dette

Bruxelles, 20/01/2015 (Agence Europe) - Critiqués pour interférence dans les élections grecques, les dirigeants européens ne manquent pas d'exposer les limites des promesses de campagne du parti Syriza qui pourrait emporter le scrutin dimanche 25 janvier.

Cela fait déjà plusieurs jours que les Européens préviennent que tout nouveau gouvernement grec ne pourra se dérober aux engagements pris ces deux dernières années par le Premier ministre sortant, Antonis Samaras, même si, jusqu'ici, il était également mis en avant que l'avance de Syriza sur la Nouvelle Démocratie n'était pas loin de la marge d'erreur.

La sortie du FMI, lundi, est, dans une certaine mesure, plus remarquable. Dans une interview accordée à l'Irish Times, la directrice générale de l'institution de Washington, Christine Lagarde, déclare qu'une « dette est une dette et c'est un contrat », même si les efforts collectifs sont les bienvenus. Syriza propose en effet une conférence européenne de la dette. « Le défaut de paiement, la restructuration, le changement des termes (de la dette) ont des conséquences sur la signature et sur la confiance envers la signature », a dit Mme Lagarde. Dans son avant-dernier rapport de suivi, le FMI considérait toutefois que, « si les inquiétudes sur la viabilité de la dette » se révélaient « peser sur le sentiment des investisseurs, même avec le cadre de réduction de la dette en place, les partenaires européens devraient envisager de fournir une assistance qui entraînerait une réduction de la dette plus rapide que désormais programmée », écrivait l'institution. Son dernier rapport de suivi expliquait que la viabilité de la dette « restait une sérieuse inquiétude ».

Celui qui pourrait être ministre des Finances d'un gouvernement Syriza, Yannis Dragasakis, a dit dans une interview à l'AFP que la possibilité de reprise de l'économie était « limitée » en raison de la taille de la dette grecque. Dans une interview à la Tribune, Yanis Varoufakis, candidat pour le parti Syriza, a évoqué « une formule où le remboursement de la dette dépendrait de l'évolution du PIB nominal » et non une coupe franche. Il a également précisé que le second pilier du programme de travail de Syriza serait les réformes, mais pas « de la chirurgie avec un couteau de boucher » comme l'a fait, selon lui, Antonis Samaras.

Malgré les mises en garde de l'eurozone quant à la poursuite des réformes et le manque d'appétit pour agir sur la dette, Syriza a le vent en poupe. Le parti d'Alexis Tsipras a creusé l'écart avec le parti d'Antonis Samaras, certains sondages le voyant mener de près de 5 points de pourcentage devant la Nouvelle Démocratie, contre trois points la semaine dernière. Le Pasok, actuellement au gouvernement avec Antonis Samaras, laisse planer la possibilité de rejoindre Syriza dans un gouvernement. « M. Tsipras est comme Harry Potter mais, si nécessaire, nous coopérerons avec eux », a dit le chef du Pasok, Evangelos Venizelos, dans une interview à la Stampa.

La possibilité d'un troisième plan d'aide aurait été remise sur la table de l'eurozone, certains pays s'inquiétant du fait que la ligne de crédit de précaution 'ECCL' pourrait ne pas être suffisante, selon le Wall Street Journal. (EL)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
SOCIAL - ÉDUCATION - CULTURE