Bruxelles, 19/01/2015 (Agence Europe) - L'Union européenne, vivement préoccupée par la flambée de violences attribuées aux groupes armés et par les violations continues des droits de l'homme à l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a réitéré, lundi 19 janvier, son engagement à promouvoir la stabilisation et le développement de toute la région et, en particulier, à la pleine mise en oeuvre de l'accord de paix de sécurité et de coopération pour la RDC et la région.
La date butoir du 2 janvier n'ayant pas été respectée pour la démobilisation des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), le moment est venu de lancer une action militaire pour désarmer le FDLR, conformément à la résolution 2147 du Conseil de sécurité, souligne le Conseil dans des conclusions adoptées sans débat en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-huit.
L'UE appelle donc les autorités congolaises et la MONUSCO (Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC) à lancer immédiatement cette opération et souligne que « la protection des civils et la neutralisation de tous les groupes armés à l'est de la RDC doivent demeurer une priorité ».
L'UE rappelle que les violations très graves des droits humains, en particulier, les viols des femmes et des jeunes filles, le recrutement et l'utilisation d'enfants soldats « qu'ils soient le fait de groupes armés ou d'autres acteurs, sont absolument inacceptables et doivent cesser ».
Elle appelle aussi toutes les parties à l'accord-cadre à redoubler d'efforts pour que celui-ci puisse unir tous les acteurs autour d'un objectif commun.
« Mettre un terme à la menace du FDLR et autres groupes armés est crucial. L'action militaire doit être complétée par l'action politique pour créer les bases d'une stabilité à long terme », souligne le Conseil en précisant que l'UE apportera son soutien tant au plan politique que financier. (AN)