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Bulletin Quotidien Europe N° 11233
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) Économie

F. Hollande ne doute pas du lancement d'un 'QE à l'européenne'

Bruxelles, 19/01/2015 (Agence Europe) - Le président français, François Hollande, est convaincu que la BCE annoncera, jeudi 22 janvier, le lancement d'un programme de rachat massif d'actifs comprenant des titres de dette souveraine (QE ou 'quantitative easing à l'européenne').

« La BCE va prendre, jeudi, la décision de racheter de la dette souveraine, ce qui va donner des liquidités importantes à l'économie européenne et créer un mouvement favorable à la croissance », a-t-il déclaré, lundi 19 janvier lors de la présentation de ses vœux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi.

Malgré l'opposition de la Bundesbank, l'institut monétaire de Francfort met la dernière main à de nouvelles mesures non conventionnelles visant à respecter son mandat de maintenir une inflation annuelle à moyen terme inférieure mais proche de 2%. Les contours d'un 'QE à l'européenne' dépendent de plusieurs paramètres: l'ampleur, la maturité des titres rachetés, la responsabilité ultime en cas de pertes essuyées.

Reconnaissant que la situation économique de l'Europe demeurait « sujette à interrogation », M. Hollande a listé plusieurs facteurs permettant d'espérer une croissance « de l'ordre de 1% pour 2015 » en France: l'augmentation observée des volumes de crédits alloués aux acteurs économiques, « la crédibilité de la signature de la France » (taux d'intérêt fixé à 0,7% lors de la dernière émission de titres souverains à 10 ans), la chute du prix du pétrole, la faiblesse du cours de l'euro qui profite aux exportateurs.

Flexibilité du Pacte de stabilité et de croissance. M. Hollande a appelé à une concrétisation rapide du plan 'Juncker' censé attirer 315 milliards d'euros d'investissements privés sur 3 ans. Selon lui, la neutralité au regard du Pacte de stabilité et de croissance des contributions nationales directes au futur Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) qui sera mis sur pied sous l'égide de la BEI permettra de créer « un effet de levier » en matière d'attraction des investissements privés.

Surtout, le président français a plaidé pour que la flexibilité inscrite dans les règles budgétaires européennes soit « entièrement utilisée pour fixer le bon rythme de réduction des déficits publics » (EUROPE 11229). La semaine dernière, les données actualisées du déficit de l'État français ont conforté les prévisions d'un déficit à 4,4% du PIB. La France négocie actuellement avec la Commission européenne et ses partenaires européens un nouveau report (2016 ?) pour le retour du déficit public sous la barre des 3% du PIB. Elle doit donner des gages en matière de sérieux budgétaire et de poursuites des réformes structurelles. « Nous aurons à faire des économies en 2015, 2016 et 2017 sans toucher à l'essentiel des services publics ce qui suppose des innovations », a souligné à ce titre M. Hollande. (MB)

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