Bruxelles, 08/01/2015 (Agence Europe) - L'absorption des fonds structurels par les États membres fait sans doute partie des bonnes résolutions prises par la commissaire européenne au Développement régional, Corina Cretu, pour l'année 2015.
À la fin de l'année dernière, les chefs d'États européens avaient choisi de ne pas soutenir la demande de quelques pays bénéficiaires de la politique de cohésion de reporter à la fin 2016 la date butoir d'absorption des crédits d'engagements de la période de financement 2007-2013 (au lieu de fin 2015, selon la règle N+2, EUROPE 11122). Dans ses conclusions du 18 décembre, le Conseil s'était borné à demander à la Commission européenne de trouver des solutions pour résoudre le problème de ces fonds structurels non absorbés, qui concernent huit pays (Bulgarie, République tchèque, Croatie, Hongrie, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Italie). La commissaire a réagi le 7 janvier en exprimant sa compréhension pour ces États membres connaissant des difficultés d'absorption. Toutefois, elle a aussi souligné la responsabilité politique dont elle voulait faire preuve à l'égard de la politique de cohésion. « Il ne s'agit pas de la charité, ce n'est pas juste un soutien budgétaire, mais une politique de développement économique qui offre des opportunités, mais exige des responsabilités en retour », a-t-elle déclaré sur son blog.
Mme Cretu a tenu à rassurer ces États membres déçus quant au fait que l'absorption de ces fonds restants serait sa première priorité en 2015. Elle a affirmé qu'elle ferait tout pour leur venir en aide, plus spécifiquement dans le cadre du groupe de travail mis en place le mois dernier. Cette structure ne sera pas « du vieux vin dans une nouvelle bouteille », a-t-elle assuré. Il s'agit de trouver de nouvelles façons d'accélérer les investissements de ces crédits 2007-2013, a précisé la commissaire. Une première réunion où elle était présente a eu lieu mardi 6 janvier (EUROPE 11224). Elle a en outre demandé par écrit aux huit États membres concernés de partager leur point de vue sur la façon dont ils peuvent être aidés. (MD)