Bruxelles, 08/01/2015 (Agence Europe) -Selon Alexis Tsipras, chef du parti grec d'opposition Syriza, la vraie question qui se pose si son parti sort vainqueur des élections du 25 janvier est de savoir si la Grèce « va s'en tenir religieusement aux règles, même si elles sont mauvaises et nous endommagent » ou emprunter une autre voie, a-t-il dit, jeudi 8 janvier, dans une interview à la chaîne britannique Channel 4, ajoutant que la discussion sur le Grexit était quant à elle « morte en 2012 », .
Selon un sondage relayé par l'agence de presse ANA-MPA, si Syriza mène dans les intentions de vote, quoiqu'avec un écart réduit par rapport à Nouvelle Démocratie d'Antonis Samaras, ce dernier est considéré comme plus apte à négocier avec la 'troïka'. En outre, 53% des Grecs ne jugeraient pas réaliste le programme économique de Syriza. M. Tspiras veut, entre autres choses, un effacement d'une partie de la valeur nominale de la dette. Un point plusieurs fois rejeté en masse par l'eurozone. M. Tspiras estime qu'un effacement de dette similaire a déjà eu lieu en 1953 pour l'Allemagne et ne voit pas de raison éthique pour celle-ci de refuser.
Le Pasok, actuel partenaire de la Nouvelle Démocratie, semble s'éloigner de cette dernière au profit du parti de M. Tsipras. Eva Kaili, sa porte-parole, n'a pas exclu une collaboration avec Syriza lors d'une interview avec VIMA. Plus tôt dans la semaine, à l'ANA-MPA, un porte-parole de Syriza a rejeté toute collaboration avec le Pasok, To Potami (3ème dans les intentions de vote) ou le nouveau parti de M. Papandreou.
Jeudi, la BCE a par ailleurs annoncé que l'accès des banques grecques à ses financements au-delà de février dépendra de l'issue de la dernière mission de la 'troïka' à Athènes. (EL)