Bruxelles, 10/12/2014 (Agence Europe) - La Commission 'Juncker' a prêté serment d'indépendance devant la Cour de justice de l'UE, mercredi 10 décembre à Luxembourg.
Par cet engagement solennel, les membres de la Commission s'engagent à respecter les traités et la Charte des droits fondamentaux de l'UE et à exercer leurs responsabilités en pleine indépendance et dans l'intérêt général de l'Union, indique la Commission dans un communiqué. Les commissaires s'engagent également à ne solliciter ni accepter d'instructions d'aucune autorité, à s'abstenir de tout acte incompatible avec le caractère de leurs fonctions ou l'exécution de leurs tâches et à respecter les obligations qui leur incombent, pendant et après la cessation de leurs fonctions.
Un commissaire est également tenu, après la cessation de ses fonctions, de continuer de respecter les obligations découlant de sa précédente charge, notamment « les devoirs d'honnêteté et de délicatesse quant à l'acceptation (…) de certaines fonctions ou de certains avantages ». À chaque renouvellement du collège, des commissaires sont critiqués pour succomber aux charmes du pantouflage (EUROPE 11199).
Pour le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, « nous ne sommes rien sans nos valeurs ». Affaibli par de nouvelles révélations liées à l'affaire 'LuxLeaks' (voir autre nouvelle), il a qualifié d'« engagement politique fort » celui de faire en sorte que la Charte soit respectée et appliquée dans toutes les politiques de l'UE dont la Commission est responsable. « La Commission s'engage sous serment à servir l'intérêt européen et, donc, à améliorer l'existence des citoyens. C'est pourquoi nous nous concentrerons sur les grandes priorités que sont la croissance, l'emploi et l'investissement », a souligné le Premier vice-président de l'institution européenne, Frans Timmermans.
L'obligation faite aux membres de la Commission de s'engager solennellement lors de leur entrée en fonction est une tradition inscrite dans les traités depuis 1957. À chaque nouveau traité, le texte de la déclaration solennelle est légèrement adapté à la nouvelle situation juridique. Depuis 2009, année de l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, il comprend une référence à la Charte des droits fondamentaux de
l'UE. (MB)