login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11215
Sommaire Publication complète Par article 26 / 33
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) balkans

L'UE doit arrêter sa comédie, selon le premier ministre albanais

Bruxelles, 10/12/2014 (Agence Europe) - Le Premier ministre albanais, Edi Rama, a appelé l'UE à arrêter sa « comédie » concernant les Balkans, mardi 9 décembre. Selon lui, si les pays de la région doivent faire ce qu'ils ont à faire, l'UE doit aussi faire son travail.

Il a souligné qu'il ne fallait pas voir la situation dans les Balkans comme du « business as usual ». « La grande success story dans les Balkans peut se transformer en grand cauchemar », a-t-il prévenu lors d'une conférence sur les Balkans organisée par Friends of Europe. M. Rama a expliqué que l'UE ne devait pas faire l' « erreur de penser que tout ce qui avait été achevé l'était pour toujours ».

Le Premier ministre albanais a souligné qu'il était crucial que l'UE s'élargisse aux Balkans expliquant que, s'il y avait une « fatigue de l'élargissement », l'UE devait comprendre qu'il y avait aussi une « fatigue de la patience ». « L'UE est une bonne idée, de plus en plus mal mise en oeuvre », a dit M. Rama, expliquant que le « problème n'était pas le projet, mais la mise en oeuvre du projet ».

Tout en soulignant que l'opinion publique européenne n'était pas favorable à l'élargissement, le sous-secrétaire d'État italien, Benedetto Della Vedova, a expliqué qu'il fallait, de par ces difficultés avec l'opinion publique, « ne pas rester sur un point défensif ». « Il faut penser à une voie stratégique en ayant à l'esprit, non pas les prochaines élections, mais les prochaines décennies », la prochaine génération, a-t-il expliqué. « L'élargissement doit être une priorité stratégique pour l'UE pour promouvoir la paix », a-t-il ajouté.

Le député européen croate Andrej Plenkovic a souhaité que des sommets tels que celui de Thessalonique en 2003 aient lieu, comme cela était initialement prévu, sur une base d'un sommet tous les trois ans, avec un calendrier crédible jusqu'au prochain sommet. M. Rama a insisté sur l'importance de résultats, du suivi des conférences. « Je ne veux pas de Thessalonique où on parle de choses, on laisse un papier et où il n'y a pas de continuité », a-t-il prévenu.

Le ministre albanais a mis en avant l'importance que l'UE aide financièrement des projets dans les Balkans que les pays des Balkans ne peuvent pas réaliser avec leurs propres moyens. « Il ne faut pas juste afficher le mantra de l'État de droit, mais aussi développer les relations basées sur les instruments de coopération régionale », a-t-il expliqué. M. Rama a expliqué que d'autres pays, tels que la Russie ou la Chine, avançaient vite dans la région. Par exemple, la Chine organise une conférence dans les Balkans pour parler d'investissement et d'argent. « Nous voudrions voir la même chose de la part de l'UE », a-t-il précisé. Le ministre italien a confirmé que les Balkans étaient courtisés par des États qui, eux, n'avaient pas d'exigences en termes d'État de droit. (CG)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉDUCATION - JEUNESSE
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL