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Bulletin Quotidien Europe N° 11215
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

L'UE salue le rapport américain sur la torture utilisée par la CIA

Bruxelles, 10/12/2014 (Agence Europe) - L'Union européenne a salué, mercredi 10 décembre, la publication du rapport de la commission du renseignement du Sénat américain sur les méthodes de torture de la CIA dans le cadre de la guerre contre le terrorisme après le 11 septembre 2001.

Ce rapport, qui « soulève une importante question à propos de violations des droits de l'homme par les autorités américaines et les personnes » au service de l'agence de renseignement entre 2001 et 2009, est « un pas important dans la confrontation publique et critique du programme de détention et d'interrogation » de la CIA, a expliqué Catherine Ray, porte-parole de la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères. Ces pratiques ont pris fin formellement quand le président américain Barack Obama est entré en fonction en 2009. « Nous reconnaissons l'engagement du président Obama à utiliser son autorité pour s'assurer que ces méthodes ne soient plus jamais utilisées », a souligné Mme Ray.

La porte-parole a rappelé que l'UE condamnait toute forme de torture et de mauvais traitement en toute circonstance, dont le contre-terrorisme. « Cela fait partie de notre politique des droits de l'homme », a-t-elle ajouté.

La députée européenne Cecilia Wikström (ADLE, suédoise) a souligné qu'il était « temps pour les responsables américains qui ont autorisé ces mesures d'être tenus pour responsables ». « La torture est un crime, pas une option politique », a-t-elle ajouté, rappelant que l'impunité devait cesser. Sophie in't Veld (ADLE, néerlandaise) a considéré que le temps était aussi venu pour les États membres de l'UE de confesser leur rôle, alors que la CIA avait des bases en Europe. « Il est honteux que l'Europe n'ait pas seulement donné un soutien à ce programme, mais ait joué un rôle actif. Le silence constant des États membres de l'UE est une honte », a-t-elle ajouté, souhaitant que le sujet soit évoqué lors du Conseil européen des 18 et 19 décembre. Mme Ray a rappelé que le rapport ne parlait pas des pays tiers et qu'elle ne commenterait pas sur ce genre d'allégations, précisant qu'il n'y avait pas de preuve. (CG)

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