Bruxelles, 10/12/2014 (Agence Europe) - Les ministres européens de l'Énergie, réunis mardi 9 décembre, ont plaidé pour un système de gouvernance des politiques énergétique et climatique nationales, dans le cadre d'action à l'horizon 2030, doté d'une structure flexible et de procédures administratives allégées.
Mardi, les ministres ont débattu du nouveau processus de gouvernance qui appuiera la mise en oeuvre du cadre d'action à l'horizon 2030 pour les politiques énergétique et climatique, décidé lors du Conseil européen du 24 octobre. Le cadre 2030 fixe des objectifs minima à l'horizon 2030 pour les réductions d'émissions de gaz à effet de serre (40%, contraignant), la part des énergies renouvelables (27%, contraignant) et l'amélioration de l'efficacité énergétique (27%, indicatif) à l'horizon 2030.
« Nous nous sommes notamment focalisés sur les indicateurs les plus propices à la mesure des avancées engrangées par les États membres dans le cadre de leurs plans nationaux pour atteindre les objectifs du cadre 2030. Nous avons souligné combien cette panoplie d'indicateurs nous permettrait de faire le point sur les avancées en matière climatique et énergétique et de jauger l'impact de ce système sur la compétitivité de l'UE et la cohérence des politiques énergétique, industrielle et de concurrence de l'UE. Nous avons aussi discuté de la structure et nous avons convenu de la nécessité d'y apporter de la flexibilité. Il convient d'en alléger les procédures », a résumé le ministre italien, Claudio De Vincenti.
Pour le commissaire en charge de l'Union de l'énergie, Maros Sefcovic, le message adressé par les États membres est « très clair »: « nous devons nous atteler à un système de gouvernance simplifié qui soit similaire pour les objectifs de l'Union de l'énergie et ceux du cadre 2030. À nous de faire en sorte que l'on évite tout rapportage superflu, que l'on puisse rationaliser les différents processus de gouvernance, à nous de faire en sorte que nous ne soyons pas en train d'alourdir la charge administrative », a-t-il commenté.
Le Conseil européen d'octobre a convenu que le système de gouvernance s'appuie sur des éléments existants tels que les programmes nationaux pour le climat, les plans nationaux pour les énergies renouvelables et pour l'efficacité énergétique, et que ses volets relatifs à la planification et au rapportage soient rationalisés et regroupés. Le système de gouvernance vise à renforcer le rôle et les droits des consommateurs ainsi que la transparence et la prévisibilité pour les investisseurs. Il vise aussi à faciliter la coordination des politiques énergétiques nationales et à stimuler la coopération régionale entre États membres. (EH)