Près de trois quart des entreprises familiales en Europe sont optimistes. - En dépit de la crise économique, 70% des entreprises familiales en Europe sont optimistes, révèle la troisième édition du « Baromètre européen des entreprises familiales » publiée par le bureau d'études KPMG et la EFB (European Family Businesses) et qui mesure la confiance régnant au sein des entreprises familiales européennes. Les sociétés familiales font preuve d'une résilience particulière à la crise, note KPMG. « Elles ont une vision à long terme et ne se laissent pas impressionner par un environnement ponctuellement perturbant », observe un expert de KPMG, responsable mondial du marché des entreprises familiales. La publication souligne que la confiance en l'avenir se maintient dans les entreprises familiales pas rapport à il y a six mois. Elle augmente même fortement par rapport à décembre 2013 qui comptait alors 54% d'entreprises optimistes. A contrario, 5% seulement des entreprises sont pessimistes contre 12% il y a un an. Chez 54% des répondants, le chiffre d'affaires a progressé au cours des six derniers mois alors que cette proportion n'était que de 44% en juin 2014. Pour 48% des entreprises interrogées, le nombre de personnes employées a augmenté au dernier semestre et seulement 10% d'entre elles ont enregistré une baisse du nombre de personnes occupées. Le baromètre indique aussi que sept entreprises familiales sont impliquées dans des activités sur les marchés étrangers mais qu'elles privilégient davantage de maintien de leurs activités à l'étranger plutôt que le développement de celles-ci. Au niveau des investissements, 86% des entreprises interrogées prévoient de nouveaux investissements qui font partie intégrante de leur plan stratégique (contre 75% en juin 2014 et 79% en décembre 2013). A ce propos, elles privilégient les investissements dans leur propre pays et sur le marché européen et envisagent moins d'investir dans le développement de leurs activités à l'international. Une seule entreprise familiale sur trois affirme par ailleurs que son succès est dû à ses activités outre-mer. Les entreprises qui ne vendent pas leurs produits sur d'autres marchés expliquent cela par les raisons suivantes: 1) leurs produits ne peuvent pas se vendre sur d'autres marchés (34%) ; 2) leurs débouchés locaux sont suffisamment importants (24%) ; 3) elles n'ont pas assez confiance dans les marchés étrangers (20%). Parmi les défis les plus importants, les entreprises familiales citent le recrutement de personnel qualifié, qui est devenu plus difficile: ce facteur est passé de 23% l'an dernier à 42% et arrive maintenant à la deuxième place des problèmes rencontrés, derrière la baisse de rentabilité (citée par 47% des répondants). C'est un peu mieux toutefois que le mois de juin 2014 (49%), mais c'est nettement moins bien qu'en décembre 2014 (38%). Le coût du travail est cité comme troisième facteur: le taux a ainsi fortement augmenté et passe de 15% en 2013 à 29% aujourd'hui. Enfin, 80% des entreprises affirment qu'elles n'ont pas connu de problèmes de financement au cours des six derniers mois, ce qui constitue une réelle amélioration pas rapport aux derniers mois alors que ce ne n'était le cas que pour 49% des répondants l'an dernier. Trois entreprises familiales sur quatre recourent par ailleurs toujours aux formes de financement traditionnelles comme les prêts bancaires (47%) ou les fonds propres (28%). (IL)