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Bulletin Quotidien Europe N° 11204
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) prix sakharov

Denis Mukwege appelle l'UE à agir contre le viol

Bruxelles, 25/11/2014 (Agence Europe) - Le gynécologue congolais Denis Mukwege, qui recevra le Prix Sakharov 2014 le 26 novembre, a appelé, lundi 24 novembre, l'UE à agir d'avantage contre le viol utilisé comme arme de guerre.

Revenant sur l'initiative de l'ancien ministre des Affaires étrangères britannique William Hague pour mettre fin au viol comme arme de guerre, celui qui soigne des femmes victimes de viol de guerre dans son hôpital Panzi, à Bukavu (République démocratique du Congo), a souligné qu'il fallait que l'UE s'approprie cette initiative. « C'est la seule façon de pouvoir amener des États à dire non à cette pratique ». « Nous voulons qu'une ligne rouge soit tracée », a-t-il expliqué rappelant que le viol comme arme de guerre fait « autant de mal, voire plus », que les armes chimiques. « Le viol utilisé comme arme de guerre déshumanise, humilie, déshonore, (…) c'est une façon de nier l'humanité de la femme », a-t-il expliqué. « Ce n'est pas une question de femmes, mais une question d'humanité », a-t-il ajouté.

M. Mukwege a souligné qu'il pouvait y avoir une « action dissuasive » de la communauté internationale. « Même si un groupe qui a utilisé ces méthodes (le viol) peut être protégé par son État, on peut lui interdire de voyager, geler des biens », a-t-il expliqué. « Il y a beaucoup de mesures qui peuvent être prises au niveau de l'UE et de la communauté internationale qui peuvent décourager » les groupes d'avoir recours au viol, en les mettant au ban de la société. « Cette ligne rouge peut être dessinée par tous et chacun à son niveau », a-t-il ajouté.

Le médecin en a aussi appelé à la justice. « Parler de solution pour revitaliser le processus de paix et lutter contre ces violences (sexuelles) supposeraient de renforcer la lutte contre l'impunité. Dans cette région où des centaines de milliers de personnes ont été violées, nous attendons la justice », a-t-il expliqué, ajoutant que les bourreaux deviennent parfois des responsables sécuritaires dans les régions. (CG)

 

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