login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11204
Sommaire Publication complète Par article 12 / 30
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) iran

Les négociations sur le nucléaire sont prolongées jusqu'à fin juin 2015

Bruxelles, 25/11/2014 (Agence Europe) - L'ancienne Haute Représentante Catherine Ashton et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, ont annoncé dans un communiqué commun, lundi 24 novembre dans la soirée, que les négociations sur le programme nucléaire iranien allaient être prolongées jusqu'au 30 juin 2015. En effet, il est nécessaire de poursuivre le travail en vue de parvenir à un accord.

« Nous, avec les ministres des Affaires étrangères de l'E3+3 (Allemagne, France, Royaume-Uni et Chine, États-Unis et Russie), avons convenu de poursuivre nos efforts diplomatiques. Nous avons décidé de prolonger les mesures du 'plan d'action conjoint' pour permettre la poursuite des négociations jusqu'au 30 juin », ont-ils expliqué. Pendant la poursuite des discussions, les parties vont donc continuer à mettre en oeuvre « de manière efficace et en temps opportun » leurs engagements pris dans le plan d'action conjoint. Il va être demandé à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de continuer à surveiller les mesures volontaires qui figurent dans le plan d'action conjoint.

La poursuite des négociations se fera en deux temps, politique puis technique. « Nous avons l'intention de nous appuyer sur la dynamique actuelle afin de terminer ces négociations dans les plus brefs délais, jusqu'à quatre mois, et si nécessaire d'utiliser le temps restant jusqu'à la fin juin pour finaliser tout le travail technique et de rédaction », ont souligné Mme Ashton et M. Zarif. « La prochaine réunion pour continuer notre travail aura lieu en décembre », ont-ils ajouté.

Si Mme Ashton et M. Zarif auraient préféré finaliser une solution complète lors de ce cycle de négociations, ils se disent « convaincus que, sur la base des progrès accomplis et des nouvelles idées explorées, il y avait une voie crédible à travers laquelle une solution complète pouvait être atteinte ». Ils ont expliqué que certaines idées avaient été développées, mais qu'étant donné la nature technique des sujets, plus de travail était nécessaire pour évaluer et finaliser ces idées de manière appropriée.

Suspension des mesures restrictives contre l'Iran

Le Conseil de l'UE a, de son côté, étendu jusqu'au 30 juin 2015 la suspension de mesures restrictives de l'UE prévues dans le plan d'action conjoint du 24 novembre 2013 (EUROPE 10995). La mesure est entrée en vigueur mardi en fin de journée, avec sa publication dans le Journal officiel. Le nouveau délai court jusqu'à la date butoir du 30 juin 2015 fixée pour trouver un accord définitif sur le programme nucléaire iranien. L'UE avait pour la première fois gelé le 20 janvier une série de sanctions concernant des secteurs clés de l'économie iranienne comme les produits pétrochimiques, le commerce de l'or et des métaux précieux et les transferts financiers. La mesure avait déjà été renouvelée une fois en juillet pour une période expirant au 24 novembre, date à laquelle les négociateurs étaient censés avoir conclu leurs pourparlers pour encadrer le programme nucléaire iranien et le priver de toute visée militaire.

Malgré les avancées faites, il reste des décisions difficiles à prendre

« Nous n'avons pas l'intention de passer ces sept mois à trouver un accord. Nous voulons conclure le plus tôt possible avec un accord politique puis technique », a expliqué M. Zarif. « Des décisions difficiles doivent être prises, mais je crois que nous pouvons parvenir à une solution », a-t-il ajouté. Son président, Hassan Rohani, a considéré que « de nombreux fossés avaient été en partie comblés », lors de ces négociations. « Nos positions et celles de l'autre partie se sont rapprochées », a-t-il expliqué ajoutant que « ce chemin aboutira à un accord définitif ».

Pour le secrétaire d'État américaine, John Kerry, « des progrès réels et substantiels ont été accomplis », mais « quelques points importants de désaccord » demeurent. « Ces pourparlers ne seront pas plus faciles parce que nous les prolongeons. Ils sont difficiles. Ils ont été difficiles. Et ils vont le rester », a-t-il prévenu. « Nous avons réalisé quelques bons progrès ces derniers jours et avons exploré ensemble les moyens pour faire face à certaines des lacunes importantes qui subsistent. Ce sont des questions très complexes et des négociations très difficiles », a expliqué le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond. Soulignant qu'il y avait une « bien meilleure compréhension » de ce à quoi un accord acceptable par les deux parties ressemblerait, il a précisé qu'ils croyaient « tous » être allés « assez loin pour qu'il vaille la peine de poursuivre ce travail ».

La Haute Représentante de l'UE, Federica Mogherini, a souligné qu'il était « important » de continuer les négociations pour trouver un bon accord. « Pas seulement un accord mais un bon accord », a-t-elle insisté. Elle a considéré qu'il était possible que ce soit le cas dans les prochains mois. La Haute Représentante a précisé que s'il n'y avait pas eu d'accord, cela ne signifiait pas que le processus était fini et qu'un accord n'était pas possible, « au contraire ».

Mme Ashton va-t-elle poursuivre les négociations ?

Mme Mogherini a dit qu'elle allait discuter dans les prochains jours avec Mme Ashton pour voir qui allait poursuivre les négociations alors que le mandat de Mme Ashton avait été prolongé jusqu'au 24 novembre seulement. Mme Mogherini a précisé qu'elle en discuterait aussi avec les ministres des Affaires étrangères de l'UE et les partenaires. (CG)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
ACTION EXTÉRIEURE
CULTURE - ÉDUCATION - SPORT
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE