Bruxelles, 21/11/2014 (Agence Europe) - Corina Cretu appelle à la patience quant à l'adoption des programmes opérationnels, bien qu'elle soit pressée par les États membres et les bénéficiaires d'accélérer la cadence (EUROPE 11200 et 11201). Sur les 310 programmes au total, à peine une quarantaine ont été approuvés par la Commission à ce jour et sont assurés d'obtenir d'être financés par les fonds structurels en 2014.
Programmes opérationnels. S'adressant à la presse vendredi 21 novembre, la commissaire européenne a déclaré qu'elle ferait « tout ce qu'il faut quand il faut » pour que le plus grand nombre de projets soit adopté endéans la fin de l'année. Toutefois, il sera « impossible » d'adopter les 310 endéans cette échéance, a-t-elle concédé, car elle mise avant tout sur la qualité des programmes qui portent sur des financements de près de dix ans. Mme Cretu a ajouté ne pas s'attendre à de gros problèmes dans les États membres, car « ils savent que l'argent finira bien par arriver (…) et qu'il y a une procédure à suivre ». « Je comprends l'envie pressante », a-t-elle encore déclaré, précisant que les financements seront là pour les projets adoptés cette année et que, pour les autres, il faudra attendre le prochain budget 2015, en mars ou avril. « Il faut faire preuve de patience », a-t-elle conclu.
Plan d'investissement. Interrogée aussi à propos de la contribution de la politique de cohésion au plan d'investissements de 300 milliards, Mme Cretu s'est voulue rassurante à l'égard des bénéficiaires, déclarant que « cela ne sera pas une source de problèmes ; au contraire, cela pourrait résoudre des problèmes ». Elle s'est toutefois abstenue de donner des détails avant la présentation officielle du plan, attendue la semaine prochaine.
Task force. Enfin, des détails ont été fournis par Corina Cretu sur le groupe de travail (task force) qu'elle a mis en place pour aider les États membres dont le taux d'absorption des fonds structurels disponibles en 2007-2013 est très faible (montants disponibles jusque fin 2015). Mme Cretu a confirmé qu'elle était en train d'analyser avec ses services quels pays pourraient y être associés. Mais elle a déjà évoqué que la Roumanie, la Bulgarie et les pays d'Europe de l'Est pourraient être concernés, ainsi que d'autres régions d'Europe où « l'argent européen est 'déversé' et où le niveau de vie ou la croissance du PIB ne changent pas », comme dans le sud de l'Italie, a-t-elle confirmé. La priorité de la Commission sera d'offrir une assistance technique et de favoriser les échanges de bonnes pratiques, a encore précisé la commissaire. (MD)