Bruxelles, 21/11/2014 (Agence Europe) - La majorité des groupes politiques du PE, notamment les groupes PPE, S&D, ADLE, Verts/ALE et GUE/NGL, s'apprête à rejeter le 27 novembre la motion de censure déposée contre l'équipe Juncker par les eurosceptiques et europhobes du groupe ELDD de MM. Farage et Grillo et soutenue par les NI (dont les élus du Front national français). C'est ce que les groupes ont indiqué, vendredi 21 novembre, lors d'un briefing sur la prochaine session plénière.
La motion de censure, motivée par le scandale du LuxLeaks, fera l'objet d'un débat lundi 24 novembre à 18h et Jean-Claude Juncker, président de la Commission, sera accompagné de tous ses commissaires.
Le PPE s'opposera à cette motion qui affaiblirait la Commission. « Et pour répondre à tous les enjeux qui se posent actuellement, il nous faut une approche constructive », a dit Antti Timonen, porte-parole du PPE. « Nous ne pensons pas que cette motion soit nécessaire et nous ne la soutiendrons pas », a fait savoir le groupe S&D, qui estime toutefois que les questions soulevées par l'affaire doivent être traitées. Le groupe CRE n'a pas encore arrêté sa décision sur sa position mais, a dit un porte-parole, « on est préoccupé » par les résultats de la dernière plénière où M. Juncker « a semblé vouloir se détourner des questions posées », a dit James Holtum. Pour le groupe CRE, l'harmonisation en matière fiscale n'est pas la bonne réponse et est même à éviter, car elle donnerait le sentiment « qu'il n'est plus possible de faire des affaires en Europe ».
Les groupes GUE/NGL et Verts/ALE ne donneront pas non plus leur soutien à la motion des eurosceptiques et europhobes, même si les deux groupes sont d'avis qu'une réponse appropriée doit être donnée aux agissements révélés par le LuxLeaks. Les deux groupes soutiennent l'idée d'une commission d'enquête parlementaire spéciale, mais la conférence des présidents a écarté l'idée (voir autre nouvelle). (SP)