Bruxelles, 21/11/2014 (Agence Europe) - La Haute Représentante, Federica Mogherini, a appelé, jeudi 20 novembre dans la soirée, à un accord entre l'E3+3 (Allemagne, France, Royaume-Uni et Chine, États-Unis, Russie) et l'Iran sur le programme nucléaire iranien. Les négociations se poursuivent à Vienne, alors que la date butoir pour un accord est le lundi 24 novembre.
« Les négociations entre l'E3+3 et l'Iran sont maintenant entrées dans une phase décisive. J'espère qu'elles vont réussir en aboutissant à une solution diplomatique à long terme et globale qui réponde aux préoccupations internationales en ce qui concerne la question du nucléaire iranien », a souligné Mme Mogherini dans un communiqué. « C'est le moment pour l'Iran de prendre la décision stratégique d'ouvrir la voie à un règlement historique et définitif de la question nucléaire qui marquera aussi le début d'un nouveau chapitre dans les relations entre l'Iran et la communauté internationale », a ajouté la Haute Représentante. Elle a aussi remercié Catherine Ashton, qui l'a précédée à ce poste, « pour son dévouement dans ces difficiles négociations ».
Des négociations difficiles
Le 20 novembre, le négociateur russe, Serguei Riabkov, a déploré la difficulté des négociations, selon l'agence russe Ria Novosti. « Dans la situation actuelle, s'il n'y a pas un nouvel élan, un accord sera très difficile à obtenir », a-t-il expliqué, alors que « les discussions se mènent dans un climat de forte tension ». « Des rencontres dans tous les formats se poursuivent sans arrêt. Peut-être que, pour résoudre les problèmes qui se présentent au fur et à mesure des discussions, il faut que les délégations reçoivent des consignes supplémentaires et prennent en compte le climat », a-t-il ajouté.
Alors qu'il était envisagé que le ministre iranien Mohammad Javad Zarif aille en consultation à Téhéran samedi, à l'heure ou nous écrivons ces lignes le voyage ne semblait plus d'actualité. Selon une source iranienne, citée par l'AFP, les pourparlers autour des « idées » présentées par les Iraniens « ne sont pas arrivés au point où M. Zarif puisse les présenter à Téhéran ». « Par conséquent, il n'ira pas à Téhéran », a-t-elle ajouté.
Le secrétaire d'État américain, John Kerry, et M. Zarif se sont rencontrés, le 20 dans la soirée, puis une nouvelle fois le 21 au matin, en présence de Catherine Ashton. Une autre rencontre s'est tenue entre Mme Ashton, M. Kerry, les ministres des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, et britannique, Philip Hammond, et un représentant allemand. (CG)