Bruxelles, 12/11/2014 (Agence Europe) - Une boîte à outils pour une nouvelle politique industrielle européenne a été composée par le Centre de politiques européennes (EPC). Le thème de la renaissance industrielle a fait l'objet d'un débat conjoint avec le Comité économique et social européen, mercredi 12 novembre.
Approche coordonnée. Dans son étude publiée à cette occasion, l'EPC confirme le déclin de l'industrie européenne, accéléré par la crise économique depuis 2008 et l'inadéquation des réponses, nationales ou européennes, pour y remédier. Les mesures prises sont décrites comme « faibles et inconsistantes » par rapport à l'étendue des défis auxquels l'industrie doit faire face et aux politiques appliquées par les concurrents. Vu ces limites, l'EPC recommande de mieux coordonner les approches, tant entre les États membres que dans l'industrie, et entres les entités publiques et privées, ou au sein même de la Commission européenne. Une telle approche coordonnée devrait aussi être basée sur des objectifs bien définis et sur un mandat européen clair pour agir en matière de politique européenne.
Différentes étapes. L'EPC recommande donc une stratégie en trois étapes, avec l'établissement, dans un premier temps, d'un cadre clair pour toute l'UE en matière de réglementation intelligente, d'investissement dans le capital humain, d'accès facilité aux financements et d'optimisation du rôle des autorités publics. Il s'agit là de pré-requis pour le succès du déploiement d'une vision stratégique. Dans un second temps, l'accent devrait être mis sur une approche collaborative et sur l'optimisation des forces européennes (spécialisation intelligente, chaîne de valeur européenne, marché unique de l'énergie, diplomatie économique et commerciale). Enfin, des « facteurs de sophistication » devraient être soutenus, tels que l'innovation ou le développement de nouveaux modèles d'affaires.
Compétition. L'ancien commissaire européen au Marché intérieur et à l'Industrie, Antonio Tajani, désormais eurodéputé, a également ouvert la conférence en confirmant que la politique industrielle devait être modernisée. Il a également soulevé la question de la concurrence, laissant sous-entendre que les règles européennes en place n'étaient pas adaptées pour rendre l'industrie européenne compétitive sur le plan mondial. (MD)